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Piscines de Vallée Sud : une carte unique, des hausses qui ne le sont pas

Dès la saison 2026-2027, sept piscines partageront la même carte et les mêmes tarifs. À Bagneux, l’abonnement annoncé à 360 euros coûterait presque trois fois plus cher.

Illustration de nageurs devant un portillon

Les grilles propres à chaque établissement affichent un abonnement annuel adulte à 122,40 euros à Bagneux, 147,90 euros à Clamart et 234,10 euros aux Blagis, à Sceaux. À partir de la saison 2026-2027, Vallée Sud – Grand Paris annonce une seule carte et des tarifs identiques dans ses sept piscines.

Le Parisien ainsi que des élus d’opposition de Fontenay-aux-Roses et de Sceaux font état d’une entrée adulte à 5,50 euros et d’un abonnement annuel à 360 euros. L’annexe détaillée de la grille, examinée le 27 mai par le conseil territorial, n’est toutefois pas accessible parmi les documents officiels publiés en ligne. Sur la base des montants annoncés, l’abonnement coûterait 237,60 euros de plus à Bagneux, 212,10 euros de plus à Clamart et 125,90 euros de plus à Sceaux. Il serait presque triplé dans la première, plus que doublé dans la deuxième.

La nouvelle carte donnera accès aux centres Pajeaud et Lionel-Terray à Antony, ainsi qu’aux piscines de Bagneux, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Montrouge et Sceaux. Un nageur pourra changer de bassin selon ses horaires, ses activités ou les fermetures techniques. Pour celui qui circule entre plusieurs établissements, le service s’élargit réellement. Pour celui qui fait ses longueurs chaque semaine dans la piscine du quartier, le bénéfice risque de rester théorique.

Vallée Sud gère déjà ces équipements, mais pas encore comme un seul réseau. Chaque piscine a conservé ses prix et ses formules, hérités des anciennes organisations communales. En 2024, le territoire étudiait encore plusieurs scénarios d’harmonisation tout en préparant un contrôle d’accès commun. Les sept établissements avaient enregistré 998 736 passages cette année-là.

Réunir ces piscines impose de remplacer des fonctionnements séparés par des abonnements, des contrôles et des droits d’accès communs. Le tarif unique facilite les déplacements des usagers. Il efface aussi d’un coup des politiques locales très différentes, sans tenir compte du prix payé jusque-là ni de la fréquence avec laquelle chacun utilisera les autres bassins.

Selon des élus d’opposition de Fontenay-aux-Roses et de Sceaux, ils avaient demandé une hausse progressive, une distinction entre les piscines à bassin unique et les grands complexes, ou une tarification liée aux revenus. Le dispositif annoncé applique d’emblée la même grille aux sept établissements. Il privilégie la simplicité du réseau plutôt que l’amortissement du choc pour les abonnés des piscines les moins chères.

Depuis 2020, Vallée Sud dit avoir investi près de 18 millions d’euros dans ses piscines. Elle prévoit par ailleurs plus de 100 millions pour reconstruire deux équipements, au Plessis-Robinson et à Châtillon-Malakoff, qui ne font pas partie des sept piscines concernées par la nouvelle carte. Le supplément de recettes attendu grâce aux nouveaux tarifs n’apparaît pas dans les documents financiers publics consultés. Impossible, dès lors, de mesurer ce que ces hausses changeraient dans l’économie générale du service.

Au portillon, la réforme tiendra en une promesse simple : la même carte dans sept piscines. À Bagneux, le nageur qui restera fidèle au même bassin devrait néanmoins débourser 237,60 euros de plus pour son année.

Sources consultées
  1. Vallée Sud – Grand Paris7 piscines avec seule carte d’accès
  2. Vallée Sud – Grand ParisPrésentation et tarifs de la piscine de Bagneux
  3. Vallée Sud – Grand ParisPrésentation et tarifs de la piscine de Clamart
  4. Vallée Sud – Grand ParisPrésentation et tarifs de la piscine des Blagis
  5. Le Parisien« Ça devient élitiste » : dans les Hauts-de-Seine, la hausse des tarifs de certaines piscines ne passe pas
  6. Sceaux en communLes tarifs de la piscine des Blagis vont augmenter de 10 % à 50 %