Un lit, un fauteuil, un piano carré de 1806, puis un bal et un bivouac devant le château. À Sceaux, l’Empire ne défilera pas seulement en uniforme. Du 19 au 21 juin, les Grandes Heures du Domaine départemental consacrent leur 15e édition à “l’Empire au féminin”, avec Caroline Murat comme figure centrale.
Le thème n’est pas seulement un habillage. Caroline Murat, sœur de Napoléon, épouse de Joachim Murat et reine de Naples, permet de regarder la période par les salons, les objets, la musique et les gestes de cour, autant que par les campagnes militaires. À Sceaux, cette lecture s’appuie aussi sur un ancrage très local : le musée présente, du 5 juin au 26 juillet, un focus “Au cœur des collections” consacré au mobilier qu’elle avait choisi pour son château de Neuilly.
Le week-end prolonge les salles du musée jusque dans le parc. Le vendredi 19 juin, une visite flash autour du mobilier de Caroline Murat précédera un concert de La Nouvelle Athènes consacré aux musiques de salon du Premier Empire. Le samedi, l’Orangerie accueillera trois conférences sur les femmes sous Napoléon, Caroline Murat et la danse historique, avant un grand bal ouvert aux débutants comme aux danseurs confirmés.
Le dimanche parlera davantage aux familles : atelier de marque-pages autour de silhouettes impériales, initiations à la danse à partir de 6 ans, visite guidée sur le Premier et le Second Empire au Domaine de Sceaux. Pendant toute la manifestation, un campement militaire napoléonien gratuit sera installé devant le Château.
Tout n’est pas en accès libre. Le campement est gratuit et sans réservation, mais les conférences, concerts, ateliers, visites et le bal relèvent de tarifs distincts, avec réservation recommandée selon les activités. Le Domaine départemental de Sceaux, 8 avenue Claude-Perrault, est accessible par le RER B, notamment depuis Bourg-la-Reine, Parc-de-Sceaux ou La Croix-de-Berny.
L’intérêt de cette édition tient à ce mélange assez rare : une sortie familiale, un décor patrimonial, un peu de spectacle et une porte d’entrée vers des collections que l’on regarderait peut-être trop vite. On peut venir pour les uniformes ou le bal. On peut aussi repartir avec une autre image de l’Empire : moins arc de triomphe, plus salon, piano et manières de cour.