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Café LULU, seniors, jardin de quartier: dans le 92, les petites réponses aux besoins du quotidien

Dans les Hauts-de-Seine, plusieurs associations créées fin mai donnent une forme concrète à des besoins ordinaires: inclusion, seniors, café, jardin et précarité.

Café associatif et jardin de quartier

À Bagneux, ce sera un café associatif appelé LULU. À Malakoff, une Promenade des Senteurs autour du square Fabienne-Chauvière. À Asnières-sur-Seine, une association au nom assez direct: Pas Encore Périmés.

Ces créations, publiées le 26 mai au Journal officiel des associations, ont un point commun simple: elles partent de besoins que tout le monde comprend, mais qui trouvent rarement une réponse nette. Un lieu pour se croiser. Une place pour les seniors dans le travail. Un accompagnement pour les personnes avec troubles du neurodéveloppement. Un bout de square à végétaliser. Une aide aux personnes en situation de précarité.

À ce stade, ce sont des objets déclarés, pas des bilans d’activité. La prudence s’impose. Mais le choix des objets dit déjà quelque chose du territoire: dans les Hauts-de-Seine, le lien social ne passe pas seulement par les grands équipements ou les politiques publiques. Il se fabrique aussi dans des structures très petites, parfois à l’échelle d’un quartier, d’une famille ou d’un parcours professionnel.

Au Plessis-Robinson, Neuropropulse Solutions déclare vouloir promouvoir l’inclusion scolaire, sociale et professionnelle des personnes présentant des troubles du neurodéveloppement. Le sujet est loin d’être marginal: la stratégie nationale sur les troubles du neurodéveloppement rappelle qu’environ une personne sur six est concernée. L’intérêt local tient justement à cette zone de frottement: entre l’école, les familles, les démarches, l’emploi et les besoins d’accompagnement.

À Asnières, Pas Encore Périmés attaque un autre angle mort. L’association veut valoriser la place des seniors dans le monde du travail et dans la société. En France, le taux d’emploi des 55-64 ans reste bien inférieur à celui des 25-49 ans. Le nom de l’association résume le problème sans détour: comment éviter qu’une carrière, une compétence ou une présence sociale soit traitée comme un produit périmé.

Bagneux et Malakoff donnent à cette vague un visage plus visible. Le café associatif LULU est présenté comme un lieu d’animation et de cohésion sociale. La Promenade des Senteurs, elle, prolonge un projet porté par des habitants dans le cadre du budget participatif de Malakoff: végétaliser une partie du square Fabienne-Chauvière, à Malakoff nord, avec des plantations aromatiques et fleuries.

Suresnes complète le tableau avec Doxa-Child, créée pour venir en aide aux personnes en situation de précarité et d’exclusion. Le risque, avec ce type de notice, serait d’empiler les noms comme dans un annuaire. Leur intérêt est ailleurs: chacun transforme une difficulté très générale en chose plus saisissable. Un café. Un jardin. Une association pour ne pas être rangé trop tôt. Une autre pour accompagner des parcours souvent compliqués.

Après les associations du numérique, de l’IA et des sorties d’école repérées récemment dans le département, cette nouvelle vague déplace le regard vers le soin ordinaire. Pas le soin médical seulement. Le soin au sens pratique: garder une place, trouver un lieu, ne pas rester seul, faire pousser un peu de thym au bon endroit.