À la résidence Roger-Teullé, le chantier se jouera au-dessus des chambres. Sur les terrasses des niveaux R+6 et R+7, rue des Graviers à Neuilly-sur-Seine, des équipements de chauffage, ventilation et climatisation doivent être déplacés et rehaussés pendant la réfection de l’étanchéité.
Vu de loin, c’est une affaire de toiture, de gaines, de supports métalliques et de locaux techniques. Dans un établissement pour personnes âgées dépendantes, cela touche vite à des choses plus ordinaires: des chambres supportables, des couloirs ventilés, des pièces communes où l’on peut rester quand la chaleur monte.
Le centre hospitalier des Quatre Villes a publié une consultation pour ces travaux. Le marché est divisé en deux lots: l’un pour l’installation de chantier, le gros œuvre, la démolition, la charpente métallique et l’étanchéité; l’autre pour l’électricité, la plomberie et les équipements de chauffage, ventilation et climatisation. Les offres sont attendues jusqu’au 22 juin 2026. La durée estimée du marché est de trois mois.
La résidence Roger-Teullé compte 120 lits. Elle fait partie des Maisons de retraite de Neuilly-sur-Seine, avec la résidence Soyer. Le site indique que les chambres disposent d’un réglage individuel de la climatisation et que les locaux collectifs et administratifs sont climatisés. Ce détail change la lecture du marché: toucher aux équipements en toiture, ce n’est pas seulement déplacer du matériel. C’est organiser des travaux sans fragiliser ce qui permet au bâtiment de rester habitable.
Il faut rester prudent. L’avis ne dit pas que l’opération répond à une alerte canicule, à une panne ou à une mise en conformité urgente. Il parle d’abord d’une réfection de terrasses. Mais l’adaptation des Ehpad passe souvent par ce genre de travaux discrets: des groupes déplacés, des gaines ajustées, des protections acoustiques, des accès de maintenance, un calendrier compatible avec un établissement occupé.
L’Agence régionale de santé d’Île-de-France rappelle qu’en période de chaleur, les Ehpad doivent pouvoir suivre les températures intérieures, contrôler leurs équipements, organiser l’accès aux boissons et accueillir les résidents plusieurs heures par jour dans des pièces rafraîchies lorsque l’alerte monte. Le rafraîchissement n’est donc pas un simple supplément de confort. Dans ces bâtiments, il fait partie de la continuité du soin, comme un ascenseur qui fonctionne ou un dispositif d’appel malade qui fonctionne.
Dans les Hauts-de-Seine, l’annuaire national recense 110 Ehpad, dont quatre à Neuilly-sur-Seine. Après les services de maintien à domicile, ce marché rappelle une autre réalité du grand âge: les bâtiments qui accueillent ceux qui ne vivent plus chez eux. Leur qualité ne se mesure pas seulement à l’adresse, au nombre de lits ou au prix de journée. Elle tient aussi à des équipements que personne ne remarque quand tout fonctionne.
Plusieurs éléments manquent encore pour apprécier le chantier au plus près: son montant, son calendrier exact, les zones concernées et les mesures prévues pour limiter les nuisances auprès des résidents. Pour les familles, ce sont pourtant ces questions pratiques qui feront la différence.
Un Ehpad tient par ses équipes. Il tient aussi par des terrasses étanches, des réseaux accessibles et des machines que l’on n’a pas envie de voir tomber en panne au mauvais moment. À Neuilly, ce marché technique rappelle une chose simple: dans un établissement pour personnes âgées, une toiture peut peser très directement sur la journée des résidents.