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À La Défense, les parkings changent de métier

À La Défense, les parkings deviennent des infrastructures de mobilité, entre recharge électrique, investissements et nouvelles attentes des usagers.

Parkings et recharge à La Défense

À La Défense, les parkings changent de métier

Les 70 points de recharge du parking P1/P2 de Westfield Les 4 Temps ne transforment pas à eux seuls La Défense. Ils montrent en revanche un changement très concret: le parking ne sert plus seulement à garer des voitures. Sur ce site, Q-Park affiche 4 244 places, 70 points de recharge et une puissance de 22 kVA. Ce n’est pas encore un parking massivement électrifié. C’est déjà un parking qui ajoute un service utile à un temps de stationnement déjà existant: travail, courses, cinéma, puis recharge avant de repartir.

À l’échelle du quartier, le mouvement est plus large. Paris La Défense indique que Q-Park exploite 22 000 places de stationnement sur le secteur et prévoit 37 millions d’euros d’investissements d’ici 2030 pour moderniser les parkings. L’établissement public ajoute qu’Electra doit être déployé cette année dans les parkings de Westfield Les 4 Temps. Le sujet n’est donc pas seulement la voiture électrique. C’est la reconversion d’un parc de stationnement en infrastructure de mobilité.

Cette évolution avance pour deux raisons à la fois: l’usage et la règle. Fin mars 2026, la France comptait 192 008 points de recharge ouverts au public, soit 17 % de plus qu’un an plus tôt. Le taux d’accès immédiat restait à 96 %, ce qui montre un réseau en forte croissance, encore globalement disponible. En parallèle, depuis le 1er janvier 2025, certains grands parkings non résidentiels doivent être équipés d’au moins un point de recharge, puis d’un point supplémentaire par tranche de 20 places. Les exploitants ne s’équipent donc pas seulement pour verdir leur image. Ils le font parce que la demande monte et parce que la loi les y oblige aussi.

À La Défense, cela ne signe pas un retour du tout-voiture. Le quartier reste d’abord un immense pôle de transports collectifs: plus de 85 % des 200 000 salariés y viennent déjà en transports en commun, et ces flux doivent encore progresser de 27 % d’ici 2035. Mais une partie des trajets entrants continue de se faire en voiture, surtout quand il faut combiner travail, achats, rendez-vous ou événement en soirée. Dans ce paysage, le parking ne disparaît pas. Il change de fonction. Il fait désormais partie du système de déplacement du quartier.