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Aux Jacobins, le hall du Grand Hôtel renaît. L’immeuble est toujours rue de Metz

Le Grand Hôtel a fermé en 1974, mais son nom brille encore rue de Metz. Aux Jacobins, une exposition ressuscite les bals, les cafés et les lieux de sortie du Toulouse de 1900.

Illustration du Grand Hôtel de Toulouse

Aux Jacobins, on peut désormais entrer dans le hall reconstitué d’un hôtel fermé depuis 1974. C’est celui du Grand Hôtel de Toulouse, recréé pour l’exposition « Bal au Grand Hôtel », ouverte le 7 novembre. Mais l’immeuble d’origine existe toujours, au 31, rue de Metz. Son nom figure même encore au-dessus de la porte, en lettres dorées.

Sur 650 m², le réfectoire du couvent des Jacobins accueille une reconstitution du Toulouse de 1871 à 1914 : une rue commerçante, un café-restaurant, un marché, une gare, une salle de bal.

Un Grand Hôtel, des pâtés et une clientèle fortunée

Le Grand Hôtel accueille ses premiers voyageurs en mars 1901, dans un bâtiment conçu par l’architecte Barthélémy Guitard. Quelques mois plus tard, Emmanuel Tivollier entre dans l’affaire. Sa famille a fait sa réputation dans une spécialité assez éloignée de l’hôtellerie de luxe : les pâtés.

Elle exploite déjà un hôtel rue d’Alsace-Lorraine. Emmanuel ferme cet établissement et apporte au nouveau Grand Hôtel sa clientèle, issue de la bonne société toulousaine. Il recommande personnellement la nouvelle adresse par courrier. L’établissement prend alors le nom de Grand-Hôtel et Tivollier.

Le bâtiment traverse ensuite plusieurs vies. Après sa fermeture en 1974, il accueille des services administratifs, puis le collectif artistique Mix’Art Myrys à partir de 2001.

Aux Jacobins, le hall renaît sous forme de décor. Il côtoie plus de 150 objets patrimoniaux, parmi lesquels du mobilier, des costumes, des affiches et des objets du quotidien.

Des salons luxueux aux bals populaires

Un carnet de bal de 1887 rappelle l’habitude de noter à l’avance ses partenaires de danse. Un ticket de tramway de 1896 témoigne, lui, des déplacements à travers Toulouse.

Au jardin du Boulingrin, l’actuel Grand Rond, un kiosque à musique est installé lors de l’exposition internationale de 1887. On peut y écouter des musiciens en plein air, loin des salons privés. Les sociétés musicales amateurs, de plus en plus nombreuses au XIXe siècle, participent elles aussi à cette vie musicale.

Et les Jacobins eux-mêmes participaient à cette vie festive. Leur réfectoire, autrefois destiné aux repas silencieux des dominicains, accueillait des banquets et des bals populaires pendant la Belle Époque. C’est précisément dans cette salle que l’exposition installe aujourd’hui ses reconstitutions.

« Bal au Grand Hôtel » se visite jusqu’au 7 octobre 2027, du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h, sauf horaires particuliers. Le jeudi est réservé aux groupes accompagnés, sur réservation. L’entrée coûte 9 € au tarif plein et 5 € au tarif réduit. Les places sont disponibles sur la billetterie officielle du couvent des Jacobins.

Après la visite, il reste à retrouver le 31, rue de Metz. Au-dessus de l’ancienne entrée, l’inscription « Grand-Hôtel » est toujours là.

Sources consultées
  1. Couvent des Jacobins, Ville de ToulouseBal au Grand Hôtel : une immersion dans le Toulouse de la « Belle Époque »
  2. Ministère de la Culture, Inventaire général du patrimoineHôtel de voyageurs dit Grand-Hôtel et Tivollier puis préfecture de la Haute-Garonne, notice IA31104853
  3. Couvent des Jacobins, Ville de Toulouse« Bal au Grand Hôtel » : le Couvent des Jacobins invite Toulouse à revivre la Belle Époque
  4. Archives municipales de ToulouseArcanes, « Dans ma rue », Do ré mi fa sol la si… do
  5. Toulouscope, Pauline BoucherLe Couvent des Jacobins va faire revivre la Belle Époque avec une exposition immersive inédite
  6. Couvent des JacobinsHoraires et tarifs