
Deux affaires vont être rejugées pour de faux à Toulouse : l’une sur l’organisation d’une corrida, l’autre sur la responsabilité de l’État du fait de la loi interdisant la publicité aérienne. À Saint-Gaudens, le procureur de la République répondra directement aux questions du public. Lundi 5 octobre, les rendez-vous haut-garonnais de la Nuit du Droit proposent deux manières de réduire la distance avec la justice : la mettre en scène et la mettre en conversation.
À l’Université Toulouse Capitole, des étudiants reprendront à 17 h ces deux affaires déjà tranchées par les juridictions administratives. Magistrats, avocats et universitaires composeront le jury, avec un quiz juridique pendant son délibéré. Un concours d’éloquence suivra à 18 h 30. Le Cluedo juridique annoncé en soirée sera, lui, réservé aux étudiants de l’École de droit.
Le jeu n’occupe pourtant qu’une partie de cette Nuit du Droit. Quelques heures plus tôt, Jean-Olivier Viout, procureur général honoraire, reviendra sur le procès de Klaus Barbie. L’historienne Elérika Leroy replacera ensuite la répression sous l’Occupation dans son cadre toulousain, entre 1942 et 1944. Le même lieu fera ainsi successivement travailler la justice comme mémoire, argumentation et mise en situation. La conférence, de 14 h 30 à 16 h 30, est gratuite et ouverte à tous sur inscription : s’inscrire à la conférence de l’École de droit.
À Saint-Gaudens, la méthode est différente. Pas de faux procès : le tribunal judiciaire, place du Palais, ouvre d’abord un forum des métiers de 14 h à 17 h 30. Puis, de 18 h 30 à 20 h, Christophe Amunzateguy, procureur de la République, participera à l’atelier « Parlons justice » pour répondre aux questions sur le fonctionnement de l’institution. L’entrée est libre et gratuite dans la limite des capacités d’accueil.
La Nuit du Droit est un rendez-vous national organisé autour de l’anniversaire de la Constitution de 1958. Mais la programmation haut-garonnaise montre surtout deux façons assez différentes de rendre la justice plus facile à approcher. Toulouse passe par le récit, la plaidoirie et la reconstitution. Saint-Gaudens mise sur la rencontre directe avec ceux qui exercent les métiers judiciaires.
Lundi soir, au tribunal de Saint-Gaudens, la séquence la plus simple sera peut-être aussi la plus inhabituelle : une salle, un procureur, et les questions du public.
Sources consultées
- École de droit de Toulouse - Université Toulouse CapitoleLa Nuit du Droit 2026, pour voir le droit sous un nouveau jour
- Tribunal administratif de Toulouse"Nuit du Droit 2026" co-organisée par : la Cour administrative d'appel de Toulouse, le Tribunal administratif de Toulouse, l'École de Droit de Toulouse
- École de droit de Toulouse - Université Toulouse CapitoleNuit du droit 2026 : conférence du procureur général honoraire Jean-Olivier Viout
- La Nuit du DroitSaint-Gaudens : Tribunal judiciaire, mairie de Saint-Gaudens