
PrintOclock a inauguré le 24 septembre un nouveau siège de 7 000 m² au Centre de Gros Larrieu, à Toulouse. L’entreprise ne quitte pourtant pas son ancien atelier : ses 1 650 à 1 700 m² étaient arrivés à saturation et restent consacrés à l’impression papier. À quelques centaines de mètres, le nouveau bâtiment donne surtout de la place à d’autres productions et à davantage d’automatisation.
Le changement se voit déjà dans les machines. Selon Entreprises Occitanie, 2 millions d’euros ont été engagés dans des équipements de production sur dix mois. Au printemps, l’entreprise a renforcé à Toulouse sa production par sublimation avec une imprimante textile HP Stitch S1000, une calandre Klieverik, deux machines à coudre et une surjeteuse. La technique permet d’imprimer un motif puis de le fixer par chaleur dans un textile, pour fabriquer notamment drapeaux, arches, murs d’image ou autres supports événementiels. Trois recrutements étaient annoncés pour exploiter cette nouvelle ligne.
Ce développement répond à une contrainte simple : fabriquer davantage de types de produits sans dépendre uniquement de l’imprimerie traditionnelle. Le nouveau site accueille aussi un centre automatisé de traitement des flux, tandis que 4 000 m² restent disponibles pour une future activité. À partir de 2027, l’entreprise prévoit encore de renforcer la sérigraphie, le brochage, la sublimation et l’impression UV, et d’automatiser certaines lignes. Ces équipements sont annoncés, mais ne sont pas encore tous en service.
Cette diversification arrive dans un secteur qui rétrécit. Selon l’Insee, la production des imprimeries françaises a diminué de 32,7 % en volume entre 2010 et 2023 ; les imprimés commerciaux ont reculé de 38 %. Les données provisoires prolongent la baisse jusqu’en 2025, à environ 36 % depuis 2010. Les entreprises du secteur ne peuvent donc plus compter sur une hausse générale des volumes pour remplir leurs presses.
En avril, PrintOclock a acquis MainGauche, à Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier. Cette société apporte la broderie, la sérigraphie et le transfert DTF pour le marquage textile. L’atelier historique de Toulouse reste centré sur le papier, tandis que le nouveau site accueille les fonctions technologiques et certaines nouvelles capacités. L’ensemble compte 160 salariés selon Entreprises Occitanie.
Les comptes déposés montrent que l’entreprise grandissait déjà avant ce déménagement. Constellacom, qui exploite PrintOclock, affiche 18,4 millions d’euros de chiffre d’affaires et 2,03 millions de résultat net en 2024, contre 11,8 millions de chiffre d’affaires en 2021. Le nouveau site lui donne désormais davantage de place pour produire.
À Larrieu, une partie de cette prochaine étape est encore littéralement vide : sur les 7 000 m² du nouveau bâtiment, 4 000 restent disponibles pour une activité future. Après avoir manqué de place dans son ancien atelier, l’imprimeur toulousain dispose désormais du problème inverse : remplir cet espace avec des productions capables de trouver leur marché.
Sources consultées
- Entreprises OccitanieÀ Toulouse, PrintOclock prépare son changement d’échelle et vise plus de 40 M€ de chiffre d’affaires en 2030
- PrintOclockPrintOclock change de dimension : on imprime une nouvelle page de notre histoire !
- PrintOclockPrintOclock passe à la vitesse supérieure : la sublimation se renforce à Toulouse !
- InseeLes entreprises de l’imprimerie depuis 2010 : la production recule, les usages se modifient
- PrintOclockPrintOclock accélère dans sa stratégie de croissance avec l’acquisition de MAINGAUCHE
- PappersCONSTELLACOM (PRINTOCLOCK)