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À Toulouse, la discrète Notre-Dame-de-Nazareth ouvre sur cinq siècles d’histoire

La chapelle gothique de la rue Philippe-Féral ouvre les 19 et 20 septembre. Ancien lieu de la magistrature, elle accueille depuis 1954 la Mission catholique italienne.

Chapelle gothique Notre-Dame-de-Nazareth à Toulouse

Dans la rue Philippe-Féral, au cœur du quartier Saint-Étienne, Notre-Dame-de-Nazareth passe facilement inaperçue. Enserrée dans l’îlot, sans façade monumentale, la petite chapelle gothique ouvre exceptionnellement au public samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10 h à 13 h puis de 15 h à 18 h. La visite est libre et gratuite.

La porte de pierre donne sur une nef unique voûtée d’ogives. Dans sa dernière travée, les nervures se multiplient autour de clefs sculptées. La chapelle, construite à la fin du XVe siècle puis remaniée au XVIe, est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1974.

Notre-Dame-de-Nazareth se trouve au cœur de l’ancien quartier des parlementaires. Édifiée à l’initiative de parlementaires, elle fut utilisée par la magistrature et le barreau jusqu’à la Révolution; plusieurs magistrats y furent enterrés. Fermée en 1789 puis vendue comme bien national, elle fut acquise par l’avocat Pierre Bruneau Roucoule, qui la rendit au culte en 1800.

Quelques morceaux de cette première histoire sont toujours visibles dans le verre. L’inventaire régional des vitraux a identifié un ange du XVe siècle et plusieurs éléments des années 1525-1530. La Nativité du chœur conserve elle aussi des parties de cette époque, malgré d’importantes restaurations ultérieures: la Vierge et Joseph entourent l’Enfant couché dans la paille, sous des anges dont certains fragments ont près de cinq siècles.

Puis le lieu change encore de monde. En 1954, par ordonnance du cardinal Jules Saliège, la chapelle devient le siège de la Mission catholique italienne de Toulouse. L’Inventaire général la désigne également comme la « paroisse des Italiens de Toulouse ». Quatre siècles après les magistrats, le lieu est ainsi associé à une autre histoire toulousaine, celle de la présence italienne dans la ville.

Il ne faut que quelques mètres, depuis la rue Philippe-Féral jusqu’aux vitraux du chœur, pour passer du Toulouse des parlementaires à celui de la Mission italienne. Samedi et dimanche, ces deux histoires se retrouvent derrière la même porte de la rue Philippe-Féral.

Sources consultées
  1. OpenAgenda via InfoLocaleVisite libre de la chapelle Notre-Dame de Nazareth
  2. Ministère de la Culture, POP / Inventaire général Région Occitanie et Ville de Toulouseéglise dite chapelle Notre-Dame-de-Nazareth
  3. Inventaire général Région Occitanieensemble des verrières de la chapelle Notre-Dame de Nazareth