
À Barrière-de-Paris, le Secours populaire accueille déjà du public dans un ancien concessionnaire automobile. À partir de septembre, les mêmes locaux doivent aussi abriter un café, des ateliers d’art, une retoucherie et des expositions. C’est le principe de Capharnaüm, le nouveau lieu que prépare le collectif toulousain Salade Suprême.
Salade Suprême veut faire se croiser le public du Secours populaire, les habitants du quartier, les artistes et les visiteurs du café. Des créations à partir de matériaux récupérés sont notamment prévues avec des artistes et le public du Secours populaire. Les ateliers déjà programmés donnent aussi une idée des tarifs : le street-art du 10 septembre est proposé à 15, 20 ou 25 euros selon la formule choisie.
Le collectif connaît déjà l’exercice qui consiste à faire surgir un lieu culturel là où il n’était pas attendu. En 2024, Chez Babayaga avait transformé une vieille maison de la rue de Cugnaux, promise à la démolition, en résidence artistique : une cinquantaine d’artistes avaient investi ses pièces et son jardin. La maison a même rouvert une dernière fois en juillet 2026 pour laisser le public créer à son tour sur les murs. Babayaga vivait avec une date de fin ; Capharnaüm, lui, est pensé pour durer.
Dans l’ancien garage, le collectif prévoit notamment une retoucherie consacrée à la couture et au réemploi ainsi qu’un espace pour les artistes émergents. Le bâtiment lui-même doit être réhabilité et investi par des artistes. Capharnaüm figurait déjà au programme de la journée de quartier organisée par la mairie de Toulouse le 27 mai.
Tout n’est pas terminé. Salade Suprême cherche 10 000 euros pour financer notamment la mise aux normes des portes, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, les travaux liés à l’accueil du public, l’aménagement du café et une terrasse. Les personnes qui le souhaitent peuvent participer à la campagne de financement de Capharnaüm.
Les premiers rendez-vous donnent déjà une idée plus tangible du futur garage. Le 12 septembre, un atelier propose de fabriquer une petite dalle de ciment, d’y dessiner, de la casser puis de recomposer ses morceaux avec couleurs et matières. À Barrière-de-Paris, parmi les premières choses que Capharnaüm compte transformer, il y aura donc aussi du béton.