
Ce dimanche, Luchon met les Pyrénées sur des chars. Pour la 123e Fête des Fleurs, une vingtaine de chars confectionnés à la main doivent défiler à partir de 14h30 avenue Foch, avant la traditionnelle bataille de fleurs avec le public.
Le corso ne dure que quelques heures. Leur préparation dure plusieurs mois. L’Office de tourisme décrit des bénévoles réunis dans des associations de quartier, travaillant à la construction des chars avant leur fleurissement dans les derniers jours. Des milliers de fleurs fraîches sont alors fixées sur les structures, notamment des œillets et des dahlias cette année.
Dessiner un char, le construire, le couvrir de fleurs puis recommencer l’année suivante suppose un savoir-faire collectif qui se transmet entre générations. Le thème choisi en 2026, « Nos Pyrénées », ramène cette fabrication au paysage qui entoure la ville, avec des chars inspirés des sommets, des lacs et des traditions pyrénéennes.
La fête elle-même vient pourtant d’un autre Luchon. La Ville fait remonter son origine à août 1888, lorsque le journaliste Maurice Froyez organise avec des touristes et des curistes un défilé de calèches et de fiacres fleuris. La station thermale attire alors une clientèle mondaine. Plus d’un siècle plus tard, le décor est largement produit par des habitants et des associations locales.
Ce dimanche, les festivités investissent largement le centre de Luchon. Le cortège doit être précédé par les CRS secouristes de haute montagne, mis à l’honneur cette année. Bandas et groupes folkloriques accompagnent la journée, tandis que les Jeunes Agriculteurs du pays de Luchon organisent un repas place du Marché. Une exposition de véhicules anciens est également prévue dans la matinée.
La fête est gratuite, mais le centre est largement réservé aux festivités. Le stationnement reste interdit dans le périmètre concerné jusqu’au lundi 24 août à 2h. L’Office de tourisme indique près de 1 000 places réparties dans huit parkings autour du centre.
À la fin du corso, les fleurs seront retirées et les chars remisés. Dans les ateliers, il restera surtout le travail accumulé pendant des mois pour faire vivre, quelques heures, ce rituel luchonnais.