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Sophie Adenot sort dans l’espace : à Toulouse, le CADMOS pilote une trentaine d’expériences

Première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire ce 18 août, Sophie Adenot participe à près de 200 expériences. Une trentaine sont pilotées depuis Toulouse par le CADMOS.

Illustration - astronaute et salle de contrôle toulousaine

Depuis 14 h 29 ce mardi 18 août, Sophie Adenot travaille à l’extérieur de la Station spatiale internationale avec l’Américain Anil Menon. Première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire, elle participe au remplacement d’une antenne qui assure les communications à haut débit entre l’ISS et le centre de contrôle de Houston. La NASA prévoit environ six heures et demie d’intervention.

Cette opération n’est pas pilotée depuis Toulouse. Elle rend toutefois visible un autre versant de la mission Epsilon : tout ce qu’il faut préparer et faire fonctionner au sol pour mener de la science à 400 kilomètres d’altitude.

Au Centre spatial de Toulouse, le CADMOS rassemble environ 50 personnes. Le centre du CNES conçoit et prépare des expériences en micropesanteur, puis suit leur exécution à bord. En rythme habituel, il opère environ 25 expériences scientifiques par an. Il fait aussi partie des trois principaux centres européens chargés par l’Agence spatiale européenne d’aider les chercheurs à utiliser les équipements de l’ISS.

Pendant les neuf mois d’Epsilon, Sophie Adenot doit participer à près de 200 expériences. Une trentaine d’expériences différentes sont pilotées depuis Toulouse pendant la mission et sept ont été préparées spécialement par le CADMOS pour Epsilon. Ce travail ne consiste donc pas seulement à regarder des données descendre de l’espace : il faut transformer un protocole scientifique en opérations réalisables par un équipage soumis à des contraintes de temps, de matériel et de sécurité, puis s’adapter lorsque le déroulement réel s’écarte du scénario prévu.

EchoFinder en donne un exemple. Testé par Sophie Adenot les 4 et 9 mars, ce démonstrateur d’échographie combine réalité augmentée et intelligence artificielle pour aider un astronaute à obtenir seul une image médicalement exploitable, sans guidage permanent depuis la Terre.

Cette autonomie devient plus importante à mesure que les équipages s’éloignent de la Terre. Vers la Lune et surtout Mars, le délai des communications compliquera certaines opérations médicales à distance. EchoFinder vise donc à rendre l’équipage moins dépendant d’un expert au sol. Pour l’instant, il reste un démonstrateur technologique : la mission doit notamment mesurer la capacité de son intelligence artificielle à produire des images réellement exploitables.

La sortie de Sophie Adenot fournit l’image du jour. À Toulouse, pendant ce temps, le CADMOS et sa cinquantaine de personnes pilotent depuis leur salle de contrôle une trentaine d’expériences au cours d’Epsilon.

Sources consultées
  1. NASANASA, ESA Astronauts Begin Spacewalk to Swap High-Speed Antenna
  2. NASANASA, ESA Astronauts Suit Up for Spacewalk to Replace High-Speed Antenna
  3. CNESCADMOS
  4. CNESMission Epsilon
  5. CNESEchoFinder : la première expérience française d’Epsilon a été menée par Sophie Adenot !
  6. CNESL’échographe spatial : expérience et expertise françaises