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Le Grand Parc de l’Hers commence à relier ses morceaux

De Saint-Jory à Saint-Orens, Toulouse Métropole assemble par étapes un parc de 28 km, entre foncier, berges à préserver et continuités à créer.

Illustration - berges du Grand Parc

À Saint-Jory, le parc de Tucol a gagné 170 arbustes, 15 arbres, des bancs et des stationnements pour vélos. À Saint-Orens-de-Gameville, 40 fruitiers ont étoffé le verger de la Marcaissonne. Et à Toulouse, chemin Bernard-Sarrette, Toulouse Métropole a retiré du goudron pour créer une voie verte, bordée de 9 arbres et 13 arbustes.

Ces travaux réalisés au printemps sont trois morceaux du Grand Parc de l’Hers, pas les premières sections d’un chantier qui avancerait simplement du nord au sud. Le projet doit à terme suivre l’Hers et ses affluents sur un axe de 28 km à travers 13 communes, dans un bassin de vie de 180 000 habitants. Son ambition centrale est de créer un « chemin de l’Hers » continu pour les piétons et les cyclistes.

Les documents du PLUi-H montrent pourquoi cette continuité est difficile à obtenir. À Aucamville, un itinéraire cyclable au bord de l’Hers doit encore être étudié en fonction de la biodiversité. À Castelginest, de nouvelles liaisons et d’éventuelles passerelles nécessitent également des études. Dans le quartier Grand-Selve, à Toulouse, Launaguet négocie l’acquisition d’une emprise foncière pour permettre une liaison. Et sur certaines séquences, la Métropole envisage que les cyclistes passent à distance du cours d’eau pour préserver les berges et leur végétation.

Le futur parc doit donc composer avec ce qui existe déjà. Les berges ne forment pas une bande de terrain disponible sur 28 km. Certains tronçons peuvent emprunter des terrains publics ; ailleurs, il faut acquérir du foncier ou adapter les outils d’urbanisme. Créer une passerelle ou rapprocher un itinéraire de la rivière peut aussi entrer en tension avec la protection du milieu naturel.

En 2026, les travaux se concentrent sur trois sites déjà identifiés : deux « portes d’entrée », à Tucol et à la Marcaissonne, et un chemin toulousain où l’asphalte a laissé place à une voie verte. Ils s’inscrivent dans une phase commencée en 2025, tandis que Toulouse Métropole élabore en 2026 le schéma directeur qui doit organiser la suite. Le coût global du programme n’est pas indiqué dans les documents publics consultés.

La Métropole ne gérera pas seule ces espaces. En juin 2025, le conseil métropolitain a adopté le principe d’une convention permettant de mettre à disposition des communes des espaces aménagés par Toulouse Métropole. La Métropole porte donc la continuité générale, mais le parc se fabrique dans des lieux appartenant à des communes et soumis à des contraintes différentes.

Cette méthode évite de figer trop tôt un tracé là où les études écologiques ou foncières ne sont pas terminées. La réussite dépendra surtout des coupures que le projet parviendra réellement à supprimer. Au chemin Bernard-Sarrette, une voie verte existe désormais ; la suite consiste à la raccorder aux autres sections du futur chemin de l’Hers.

Sources consultées
  1. Toulouse MétropoleLe Grand Parc de l’Hers avance
  2. Toulouse MétropoleGrand Parc de l’Hers
  3. Toulouse MétropolePLUi-H et zonage d’assainissement, procès-verbal de synthèse et mémoire en réponse, Toulouse 39 / multi-communes
  4. Toulouse MétropoleConseil métropolitain du 26 juin 2025, ordre du jour