
À Bérat, Castelnau-d’Estrétefonds, Frouzins, Nailloux ou Roques-sur-Garonne, une visite à la médiathèque pourra bientôt se terminer avec un dessin, une photographie ou une estampe à accrocher chez soi. Après les premiers prêts lancés à Labège le 9 juin, l’Artothèque Archipel doit se déployer en septembre dans ces cinq communes de Haute-Garonne, avec un septième relais à Salles-sur-l’Hers, dans l’Aude.
On choisit une œuvre, on repart avec elle dans un sac protecteur, puis elle entre pour quelques semaines dans un salon, une chambre ou un bureau. L’adhésion dure un an et permet d’utiliser l’ensemble des sept relais. Elle coûte 5 euros pour les habitants de Labège et 10 euros pour les autres. Une œuvre peut être gardée jusqu’à deux mois, dans la limite de six emprunts par an, avant d’être rapportée dans la médiathèque où elle a été prise. Les particuliers peuvent déjà s’inscrire en ligne auprès de la Maison Salvan.
Ces œuvres appartiennent à une collection de plus de 300 pièces constituée depuis 2024 par la Maison Salvan, centre d’art municipal de Labège. Photographies, estampes, dessins et peintures y côtoient des œuvres uniques ou multiples, produites par des artistes régionaux et nationaux. La collection est ainsi appelée à circuler dans des lieux qui n’ont pas été conçus comme des galeries.
On peut déjà en voir le principe à Toulouse. Jusqu’au 29 août, plus de cent œuvres sont réunies à La galerie 3.1 dans « Le désordre des choses ». L’accrochage n’y reste pas figé : les visiteurs choisissent eux-mêmes des œuvres et participent à leur installation. Les modules qui les présentent ont été conçus par le designer Martial Marquet pour équiper des bibliothèques et d’autres espaces non consacrés à l’art, puis fabriqués à Toulouse par le Collectif Cartel.
Archipel compte parmi cinquante projets soutenus en France par le programme « Artothèques en ruralités » du Centre national des arts plastiques. En Haute-Garonne, le dispositif s’appuie sur des médiathèques déjà fréquentées pour faire circuler la collection plutôt que demander systématiquement au public de venir jusqu’à elle.
À partir de septembre, à Roques, Nailloux ou Bérat, des œuvres quitteront ainsi la médiathèque dans leur sac protecteur pour trouver, jusqu’à deux mois, une place sur un mur.