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À Toulouse, la Cité de la Natation devra faire ses preuves dans les créneaux

Le permis de construire est délivré sur l’île du Ramier. Le vrai test sera le nombre de créneaux réellement libérés dans les piscines toulousaines.

Illustration - Bassin de natation toulousain

Sur l’île du Ramier, la future Cité de la Natation n’a pas encore de nageurs. Mais elle a désormais un permis de construire, et ce n’est pas rien pour un projet attendu de longue date.

La mairie de Toulouse a annoncé le 19 mai la délivrance de ce permis pour l’équipement porté par les Dauphins du TOEC, à proximité immédiate des piscines Nakache et Castex. Le chantier reste à venir. Le projet, lui, devient plus vérifiable: un site, une emprise d’environ 4 903 m², trois bassins prévus et une ouverture visée pour 2028.

Le programme tient dans une promesse simple à lire, plus difficile à tenir: donner au grand club toulousain un lieu dédié, tout en rendant des créneaux aux autres. La délibération municipale de juin 2025 prévoit un bassin olympique de 25 x 50 mètres en terrasse, un bassin nage-loisir de 15 x 25 mètres et un bassin d’apprentissage de 15 x 10 mètres. S’y ajoutent des espaces de préparation physique, de soins, de formation et de vie du club.

Le vrai sujet est là: les lignes d’eau. Les Dauphins du TOEC occupent aujourd’hui de nombreux créneaux dans les bassins toulousains. La Ville présente la future Cité comme un moyen de les regrouper et de libérer des heures ailleurs. Pour les autres clubs, les scolaires, les familles et les nageurs ordinaires, c’est la seule question qui comptera vraiment.

La Cité n’arrive pas dans un paysage vide. Toulouse mène déjà un Plan piscines de plus de 30 millions d’euros pour rénover des équipements et créer de nouveaux bassins. Toulouse-Lautrec doit gagner un bassin nordique de 50 mètres et un bassin d’apprentissage; Chapou s’inscrit aussi dans cette recomposition.

Le nouvel équipement du Ramier ajoute donc une pièce à une carte aquatique en mouvement. Son coût est estimé à environ 33 millions d’euros. Les travaux sont espérés à l’automne 2026, après démolition d’un bâtiment encore présent sur le terrain, pour une livraison annoncée à la rentrée 2028.

D’ici là, le permis ne garantit ni l’ouverture, ni les horaires, ni l’accès réel. Il permet surtout de poser la bonne mesure. Une piscine se juge rarement à son communiqué. Elle se juge au planning affiché sur la porte, et au nombre de gens qui trouvent enfin une ligne d’eau sans devoir régler leur réveil comme des moines.