Le Forum emploi de Soupetard aura lieu mardi 5 mai, de 13h30 à 17h, au gymnase ASPTT, 47 rue de Soupetard. L’entrée est libre, gratuite, et les candidats sont invités à venir avec leur CV. Plus de 700 offres sont annoncées, avec une traduction en langue des signes française possible sur inscription.
Le détail compte. Ce rendez-vous n’est pas un grand salon lointain, mais un point de contact direct dans un quartier. Pour beaucoup de candidats, l’accès à l’emploi ne dépend pas seulement du nombre d’offres publiées. Il dépend aussi du lieu, du premier échange, de la capacité à comprendre les métiers proposés et de savoir quoi faire ensuite.
Les secteurs présents donnent une image assez nette du marché toulousain : transition écologique, bâtiment, transport, logistique, aéronautique, santé, propreté, commerce et services. Des organismes de formation seront aussi sur place, avec des formats concrets, dont des immersions en réalité virtuelle pour découvrir des métiers et des ateliers pour préparer un entretien.
La Haute-Garonne reste un territoire d’embauche, mais le raccord entre offres et candidats n’est pas automatique. L’enquête annuelle de France Travail sur les besoins en recrutement recense 46 080 projets d’embauche dans le département en 2026, dont 41 210 dans le bassin de Toulouse. Plus de 40 % sont jugés difficiles à pourvoir. À l’échelle nationale, France Travail compte près de 2,275 millions d’intentions de recrutement en 2026, en baisse de 6,5 % par rapport à 2025, mais avec des besoins encore élevés dans la santé, l’industrie, le commerce, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, le transport et la logistique.
Soupetard tombe donc juste : le forum met dans une même salle des recruteurs, des candidats et des formations, sur des métiers qui correspondent à des besoins réels. Ce type de format est particulièrement utile pour les personnes en reconversion, les demandeurs d’emploi qui ont perdu le contact avec les recruteurs, ou les habitants qui n’iraient pas spontanément vers un salon métropolitain plus classique.
La séquence emploi concerne aussi les lycéens. Du 15 au 26 juin 2026, les élèves de seconde générale et technologique devront effectuer leur stage d’observation. La Mairie de Toulouse et Toulouse Métropole ouvriront leurs services à des stagiaires, après en avoir accueilli plus de 200 l’an dernier. Les domaines proposés vont de l’administration aux services techniques, en passant par l’environnement, la petite enfance, l’éducation, le sport, la culture, les ressources humaines et l’action sociale. Les candidats doivent envoyer un mail de motivation avec leur CV en indiquant le secteur souhaité.
C’est un levier discret, mais très concret. Un stage de seconde ne choisit pas une carrière. Il peut en revanche donner un premier réseau, corriger une idée floue d’un métier, montrer comment fonctionne un service public local, ou simplement rendre un parcours plus imaginable pour un jeune qui ne connaît personne dans le secteur.
Le fil rouge est le même que dans les métiers de l’hydrogène : les offres ne suffisent plus. Il faut des passerelles, des formats lisibles et des lieux où poser des questions sans avoir déjà tous les codes. À Soupetard, cela passe par un forum gratuit, des recruteurs, de la formation, de l’accessibilité et des métiers identifiables. Pour les lycéens, cela passe par des stages mieux ouverts.
Quand les entreprises cherchent des compétences et que beaucoup de candidats cherchent encore la bonne porte, rapprocher les deux reste une mesure simple et utile.