
Vingt ans après la mort de Chantal Seguineau, l’enquête sur l’assassinat de cette ouvrière viticole du Libournais connaît un nouveau rebondissement. Un homme de 77 ans a été placé en garde à vue le 13 octobre 2026 par les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux, dans le cadre d’investigations suivies par le pôle des crimes sériels ou non élucidés du tribunal judiciaire de Nanterre.
Chantal Seguineau avait 32 ans lorsqu’elle a disparu le 28 avril 2006 alors qu’elle travaillait dans les vignes à Saint-Ciers-d’Abzac, près de Libourne. Son corps avait été retrouvé cinq jours plus tard à Saint-Martin-du-Bois. Depuis, l’affaire est restée non élucidée malgré les investigations menées pendant deux décennies.
L’homme entendu cette semaine appartient, selon une source proche du dossier citée par Le Parisien, à l’entourage professionnel de la victime. Il aurait été l’une des dernières personnes à l’avoir vue vivante. Cette information constitue une piste d’enquête et non une conclusion judiciaire.
Le dossier a changé de cadre en 2022 avec sa reprise par le pôle national consacré aux affaires criminelles non élucidées. Les enquêteurs ont continué à exploiter les éléments conservés depuis l’époque des faits. Des traces ADN masculines avaient déjà été identifiées sur des scellés en 2015, sans correspondance retrouvée dans le fichier national des empreintes génétiques.
Cette reprise d’une affaire ancienne montre comment certains dossiers peuvent évoluer longtemps après les faits : les indices conservés, les nouvelles analyses et le réexamen des pistes permettent parfois de relancer une enquête restée bloquée pendant des années.
Dans le Libournais, où la disparition de Chantal Seguineau reste associée au souvenir d’un crime jamais élucidé, les prochaines étapes judiciaires diront si cette nouvelle piste permet d’avancer vers des réponses attendues depuis vingt ans.