
COREP est entrée en redressement judiciaire le 23 septembre. Le tribunal de commerce de Bordeaux a fixé la cessation des paiements au 3 septembre et désigné un administrateur judiciaire. Derrière cette procédure se trouve une réalité très matérielle à Bègles : 5 000 m² consacrés à la fabrication d’abat-jours et de suspensions en tissu, un entrepôt automatisé de 12 000 m², 3 000 m² de bureaux et quatre salles de collection totalisant 2 500 m², selon la présentation du groupe publiée par le Club des ETI de Nouvelle-Aquitaine en 2025.
Ce site de la rue Radio-Londres concentre aujourd’hui l’unique établissement actif déclaré de COREP. Créée en 1971, l’entreprise appartient au groupe familial COREP Lighting et combine fabrication, assemblage et commerce de luminaires. L’Insee la classait encore dans la tranche de 100 à 199 salariés en 2023.
Les derniers comptes disponibles montrent une dégradation antérieure à 2026. COREP avait réalisé 30,2 millions d’euros de chiffre d’affaires et dégagé 811 000 euros de bénéfice en 2021. Le chiffre d’affaires est ensuite descendu à 27,7 millions en 2022 puis s’est maintenu autour de 28 millions en 2023, tandis que le résultat net basculait à -589 000 euros puis -1,27 million d’euros.
Dans les comptes consolidés 2023 de COREP Lighting, le groupe affichait 34,8 millions d’euros de chiffre d’affaires et une perte nette de 888 000 euros. Il décrivait alors un « marché morose » et indiquait avoir reconstitué une partie de ses marges après les hausses de matières premières, de transport et du dollar qui avaient affecté 2022. Cela documente un environnement difficile, sans permettre d’expliquer la cessation des paiements intervenue près de trois ans plus tard.
Il manque surtout deux années à la photographie financière de COREP : aucun compte postérieur à 2023 n’apparaît dans les registres consultés. Les documents publics permettent donc de voir la dégradation qui précédait la crise, mais pas ce qui a fait basculer la trésorerie en septembre 2026.
Le redressement judiciaire ouvre maintenant une période d’observation pendant laquelle l’activité peut continuer, sous l’assistance ou la surveillance de l’administrateur. Le tribunal devra déterminer si un plan permet de poursuivre l’entreprise, si une cession devient nécessaire ou si le redressement est impossible.
À Bègles, cette période d’observation concerne ainsi une entreprise présente depuis plus d’un demi-siècle, une usine de 5 000 m² et un entrepôt automatisé de 12 000 m².
Sources consultées
- PappersCOREP (471200402) : informations juridiques, comptes et procédure collective
- L’Annuaire des EntreprisesSociété COREP à Bègles
- Club des ETI de Nouvelle-AquitaineFabrication et vente de luminaires - COREP Lighting
- COREP Lighting / ActusnewsCommuniqué sur les comptes annuels 2023
- Service Public EntreprendreRedressement judiciaire d'une société