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À Bordeaux, les hôtels résistent mieux que les activités touristiques

Le bilan touristique 2026 montre un écart entre l’hôtellerie bordelaise, qui tient, et les visites, loisirs et activités touristiques qui ralentissent.

Illustration - Bordeaux touristique

À Bordeaux, une chambre d’hôtel remplie ne raconte pas toute la saison touristique. En 2026, l’hébergement a mieux résisté que les activités achetées par les visiteurs : visites, loisirs et expériences touristiques ont davantage ralenti.

Sur les huit premiers mois de l’année, le taux d’occupation hôtelier à Bordeaux Métropole atteint 66,3 %. Mais les indicateurs des activités touristiques suivent une trajectoire différente. Le bilan présenté fin septembre par l’Office de tourisme et des congrès montre un écart entre les visiteurs hébergés et ce qu’ils consomment pendant leur séjour.

Cette différence était déjà visible avant l’été. Au deuxième trimestre, le baromètre des activités touristiques de Bordeaux Métropole signalait une progression des indicateurs hôteliers alors que les ventes d’activités reculaient. L’Office observait aussi des visiteurs plus attentifs à leurs dépenses, avec moins d’achats d’activités touristiques et des réservations plus tardives.

Le mois d’août a accentué cet écart. Selon le bilan présenté par l’Office, l’hôtellerie a enregistré une baisse de 8,8 points du taux d’occupation, de 4,5 % du prix moyen et de 15 % du revenu par chambre disponible. Les visites de ville ont vendu environ un tiers de places en moins durant la première quinzaine du mois, tandis que plusieurs lieux culturels ont connu des baisses de fréquentation comprises entre 15 % et 35 % selon les établissements.

L’été a ensuite cumulé plusieurs perturbations. Les fortes chaleurs ont modifié les habitudes de visite, avec davantage d’activités déplacées vers les heures plus fraîches. Les incendies de juillet ont aussi entraîné des annulations et des reports, avec un impact économique qui avait dépassé les seules zones directement touchées en Gironde.

Les effets n’ont pas été identiques selon les acteurs. Le haut de gamme hôtelier bénéficie d’une clientèle internationale plus présente, tandis que les catégories économique et intermédiaire évoluent plus prudemment. Dans le vignoble, les circuits organisés sont davantage sous pression que les visites directement proposées par les propriétés.

La saison bordelaise montre donc un écart entre deux réalités : accueillir des visiteurs et faire vivre l’ensemble des activités qui dépendent de leur présence. En 2026, l’hôtellerie a mieux résisté que les sorties, visites et expériences proposées autour du séjour.

Sources consultées
  1. Office de tourisme et des congrès de Bordeaux MétropoleBordeaux : une attractivité touristique confirmée, dans un contexte qui modifie les comportements touristiques
  2. Office de tourisme et des congrès de Bordeaux MétropoleBaromètre des activités touristiques à Bordeaux Métropole
  3. La Clé PubliqueIncendies en Gironde : le choc économique a largement dépassé les zones évacuées