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BXIA écarté de Bordeaux-Lac : ce que la Métropole doit maintenant retrouver ailleurs

Le site de Bordeaux-Lac est écarté pour BXIA. La Métropole doit retrouver ailleurs 19 hectares artificialisés, des réseaux et une très forte capacité électrique.

Illustration - parkings de Bordeaux-Lac

Le projet BXIA ne s’installera pas, selon la position désormais affichée par Thomas Cazenave, sur les parkings du Parc des Expositions de Bordeaux-Lac. Le 10 septembre, le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole a déclaré ne pas vouloir de ces « méga data centers » sur ce foncier public et a indiqué qu’il ne souhaitait pas donner suite à sa cession aux porteurs du projet. La Métropole cherche avec eux d’autres terrains déjà artificialisés.

Huit mois plus tôt, la collectivité expliquait pourtant pourquoi Bordeaux-Lac cochait précisément les bonnes cases. Le conseil métropolitain du 30 janvier avait engagé l’étude d’une implantation sur une partie des parkings du Parc des Expositions. Le dossier officiel insistait sur un foncier déjà artificialisé, compatible avec les objectifs de sobriété foncière, capable de recevoir de grandes installations techniques et situé dans un environnement déjà desservi par des réseaux.

L’échelle de BXIA rend ces contraintes difficiles à contourner. Le projet présenté en début d’année associait cinq data centers pour 250 MW de capacité informatique, avec un raccordement électrique annoncé pouvant atteindre 380 MW, sur environ 19 hectares. L’investissement dans les infrastructures était évalué à environ 3 milliards d’euros. Ce ne sont donc pas seulement 19 hectares qu’il faut retrouver, mais un site capable d’accueillir une très forte puissance électrique et les réseaux nécessaires à un campus de cette taille.

Thomas Cazenave ne ferme d’ailleurs pas la porte à BXIA dans la métropole. Il affirme qu’un « certain nombre de terrains artificialisés » ont été identifiés et que les discussions continuent avec les porteurs du projet. Aucun site précis n’a pour l’instant été rendu public. L’objectif d’accueillir BXIA demeure donc, mais sans l’emplacement que la Métropole présentait elle-même en janvier comme particulièrement adapté.

À Bordeaux-Lac, ce choix remet en jeu un vaste foncier public. Le Parc des Expositions doit être repensé au début des années 2030 et se trouve au contact d’un secteur déjà en transformation autour de La Jallère. Bordeaux Métropole qualifiait dès janvier cet ensemble de secteur stratégique susceptible d’accueillir de nouveaux usages. Thomas Cazenave veut désormais préserver les parkings pour d’autres fonctions urbaines, évoquant notamment des équipements sportifs pour Bordeaux Nord. Le programme précis n’est pas encore arrêté.

BXIA change donc de problème. En janvier, il fallait démontrer qu’un campus de calcul géant pouvait trouver sa place à Bordeaux-Lac. En septembre, il faut retrouver ailleurs les qualités mêmes qui avaient fait choisir ce site : beaucoup de terrain déjà artificialisé, des réseaux et la possibilité d’amener plusieurs centaines de mégawatts. Quant aux parkings du Parc des Expositions, ils sortent à ce stade du scénario BXIA. Leur prochain usage n’est pas encore arrêté.

Sources consultées
  1. Bordeaux MétropoleConseil de Métropole du 30 janvier 2026
  2. Rue89 BordeauxThomas Cazenave ne veut pas du data center géant au Parc des expositions de Bordeaux
  3. ReporterreLe maire de Bordeaux renonce à un data center… pour le construire ailleurs
  4. NextBXIA : Bordeaux se prépare à accueillir un datacenter IA à plusieurs milliards d’euros