
À 15 h 30 ce dimanche, les canoës fleuris descendront le Ciron à Bommes. Le défilé est le temps fort de la Fête nautique, mais sa singularité commence bien avant la mise à l’eau : chaque été, des bénévoles fabriquent encore les décors qui transformeront les embarcations.
Selon l’histoire conservée par la Société des Fêtes, le rendez-vous remonte à 1935. Le maire de l’époque, M. Parly, et le pharmacien M. Barré auraient alors eu l’idée d’organiser un corso sur cette rivière déjà familière aux habitants et aux jeunes qui y naviguaient en canoë. Les premières embarcations étaient couvertes de fleurs naturelles, cueillies le matin même.
La technique a changé, pas le principe. Les fleurs fraîches ont été remplacées par du papier crépon, les structures en bois ont évolué et la découpe du papier s’est mécanisée. Mais les fleurs restent fabriquées à la main. L’association garde aussi la mémoire de bénévoles spécialisés dans ces gestes : Robert Baillet pour les carcasses, Marie-Jeanne Baillet et Silvia Lalande pour la décoration, Jeanne Dubedat pour la découpe du papier.
Les ateliers commencent encore dès juillet, lorsque la Société des Fêtes invite les bénévoles à participer à la fabrication des bateaux, avant l’installation, les journées de manifestation puis le démontage. La commune rappelle que la fête est organisée depuis plus de 80 ans et présente les canoës décorés comme son point d’orgue.
Les archives de l’association évoquent, pour une époque où Bommes comptait moins de 400 habitants, 130 à 150 sociétaires impliqués dans l’organisation et, après-guerre, des défilés ayant attiré environ 5 000 personnes. Ces chiffres anciens donnent la mesure de la place prise autrefois par la fête dans le village.
Ce dimanche 23 août, le défilé commence à 15 h 30. L’entrée coûte 5 euros et reste gratuite pour les moins de 12 ans. La Fête nautique se poursuivra lundi 24 août et s’achèvera dans la soirée par son spectacle son et lumière.
Quatre-vingt-onze ans après la naissance de la fête telle que la raconte l’association, le geste reste reconnaissable : pendant l’été, des habitants fabriquent leurs fleurs de papier, habillent les embarcations puis les font défiler sur le Ciron.