
Le dernier bilan de l’Agence régionale de santé fait apparaître Talence sur la carte du chikungunya en Gironde : un cas autochtone y est désormais confirmé. Dans le même temps, Prignac-et-Marcamps atteint 18 cas, contre 16 dans notre précédent bilan du 18 août. Avec le cas déjà recensé à Saint-Médard-en-Jalles, la Gironde en compte désormais 20.
Les deux communes ne décrivent pourtant pas la même situation. À Prignac, le foyer compte désormais 18 cas. À Talence, l’ARS ne recense pour l’instant qu’un malade et ne fait état ni de cas secondaire, ni d’un lien avec un autre épisode girondin.
La confirmation d’un cas autochtone déclenche pourtant déjà une enquête. L’ARS et Santé publique France recherchent d’éventuels autres malades. Les investigations dans les secteurs concernés peuvent notamment comprendre du porte-à-porte pour repérer des cas et informer les habitants. En Gironde, l’opérateur Altopictus intervient également autour des cas signalés pour des opérations ciblées de démoustication.
Cette organisation tient au mode de transmission du chikungunya. Un cas dit autochtone correspond à une infection contractée localement, et non rapportée d’une zone où le virus circulait déjà. Un moustique tigre peut piquer une personne infectée puis transmettre le virus à une autre. Les équipes cherchent donc où le virus a pu circuler, afin de repérer rapidement d’éventuels cas voisins et de réduire le nombre de moustiques dans les secteurs concernés.
Le contraste avec Prignac-et-Marcamps montre à quoi sert ce dispositif. Au 10 août, six cas y étaient confirmés. Ils sont désormais 18. Lorsque plusieurs malades sont identifiés comme appartenant au même épisode, les autorités peuvent délimiter le foyer et en suivre l’étendue.
L’apparition de Talence dans le bilan ne signifie donc pas que le chikungunya se diffuse désormais dans la métropole bordelaise. Elle établit une transmission locale dans la commune, que les investigations doivent maintenant préciser. À Talence, elles doivent déterminer si d’autres cas sont liés à cette transmission ; à Prignac-et-Marcamps, le foyer en compte déjà 18.