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Bus en + : en Gironde, la proximité se joue aussi sur le calendrier

Deux véhicules portent soins et services sociaux dans les territoires ruraux. Un premier bilan souligne l’importance d’escales claires et bien annoncées.

Illustration - Bus public sur une place girondine

Depuis novembre 2023, deux Bus en + parcourent le Médoc et la Haute-Gironde. Le service a ensuite gagné le Nord-Libournais. La nouveauté de 2026 n’est donc pas leur mise en circulation, mais une première évaluation menée auprès des usagers par onze étudiants en sociologie de l’université de Bordeaux.

Ces véhicules sont des extensions mobiles des Maisons du Département des Solidarités. Ils ont coûté ensemble 426 764 euros, dont 341 411 euros financés par le fonds européen FEDER-REACT EU. À bord, deux espaces permettent de recevoir le public et d’organiser des consultations. Selon l’escale, les habitants y trouvent la protection maternelle et infantile, l’accès aux droits, l’insertion, la santé sexuelle, l’autonomie ou une aide aux usages numériques.

Le bus rapproche physiquement le service public, mais il ne fonctionne pas comme une ligne régulière. Sa destination, ses horaires et les professionnels présents changent avec les besoins identifiés localement. Une permanence de puéricultrice à Saint-Seurin-sur-l’Isle ne rend pas le même service qu’une halte consacrée à l’insertion dans le Médoc ou qu’une consultation de médecine générale à Blaye.

Les personnes interrogées disent apprécier l’équipement, notamment pour les consultations de santé. Elles font aussi ressortir trois améliorations attendues : mieux annoncer les passages, revoir certains aménagements intérieurs et resserrer les liens avec les services communaux. Le rapport complet et le nombre d’usagers interrogés n’ont pas été publiés. Les éléments disponibles ne permettent donc pas de mesurer l’évolution du non-recours.

Les données publiées donnent néanmoins une idée de son échelle. Lancé en mai 2025 grâce à la mise à disposition du Bus en + de Haute-Gironde, le Médicobus a réalisé 113 consultations au cours de 60 permanences cette année-là. Seize permanences du Centre local d’information et de coordination ont été organisées en parallèle pour accompagner les personnes âgées dans leurs démarches. Il s’agit d’un service ciblé, destiné d’abord aux habitants de plus de 70 ans ou atteints d’une affection de longue durée, auxquels le Département ajoute désormais certains publics suivis par ses services sociaux.

Le calendrier de l’été montre pourquoi l’information locale compte autant. Le 16 juillet, le bus doit réunir à Hourtin des services d’insertion, de PMI et de psychiatrie-précarité. Le 22 juillet, il est annoncé au marché de Saint-Vivien-de-Médoc pour l’insertion et l’accueil administratif. En août, le Médicobus doit passer à Blaye puis à Reignac. Les habitants peuvent vérifier les prochaines escales et le service proposé.

Le Médicobus s’inscrit dans le programme national France Ruralités, qui prévoit le déploiement de 100 véhicules dans les zones où l’accès aux soins se dégrade. La formule girondine est plus large : le même équipement sert aussi de porte d’entrée sociale, administrative et préventive. Cette polyvalence vise à éviter des déplacements aux habitants, mais impose au Département de coordonner professionnels, communes, salles d’attente et communication.

À Hourtin, Saint-Vivien ou Blaye, l’utilité du Bus en + se joue donc sur quatre questions décisives : quel jour, à quelle heure, à quel endroit et pour quel service.

Sources consultées
  1. Département de la GirondeBus en +, aller vers, toujours plus
  2. Département de la GirondeLe Bus en + présent dans deux nouvelles communes du Nord-Libournais : Bayas et Lagorce
  3. Département de la GirondeTrouvez la Maison du Département des Solidarités la plus proche de chez vous
  4. Département de la GirondeRapport annuel 2025 de redevabilité et d’activité
  5. Agence régionale de santé Nouvelle-AquitaineMise en circulation d’un Médicobus en Haute-Gironde