
Le Centre hospitalier de Cadillac prépare la rénovation des installations qui chauffent, ventilent et alimentent ses bâtiments en eau chaude. Ces équipements sont réunis dans un marché estimé à 12,8 millions d’euros hors taxes, pour une durée de huit ans. Les entreprises ont jusqu’au 11 septembre 2026 pour demander à participer au dialogue compétitif.
Le chantier doit d’abord reprendre le réseau de distribution de chaleur du site principal de Cadillac-sur-Garonne. Le programme prévoit une installation géothermique destinée à fournir une partie du chauffage, des panneaux photovoltaïques, le remplacement de matériels vétustes et la modernisation de la gestion technique centralisée, qui permet de surveiller et de régler les équipements. Des interventions sur l’enveloppe des bâtiments pourront compléter l’ensemble. L’amélioration du confort pendant les fortes chaleurs fait également partie des objectifs.
Ces équipements travaillent en coulisses, mais l’hôpital en dépend chaque jour. Cadillac compte trois sites d’hospitalisation complète, plus de 1 300 agents et environ 14 800 patients pris en charge chaque année. Son activité psychiatrique couvre un territoire de plus de 5 000 km², du Sud-Gironde à une partie de la métropole bordelaise. La liste précise des bâtiments concernés par le marché n’est pas encore publique.
Le choix du contrat compte autant que celui de la géothermie. L’établissement ne séparera pas la conception, les travaux et l’entretien entre plusieurs marchés successifs. Le même groupement devra concevoir les solutions, réaliser les travaux, exploiter et entretenir les installations, puis suivre leur consommation. La loi impose à un marché global de performance des objectifs chiffrés et mesurables.
Cette responsabilité unique facilite le contrôle des résultats, mais lie l’hôpital au même opérateur pendant huit ans. La consommation de référence, les économies garanties et les conséquences d’un écart ne figurent pas dans l’avis public. Elles devront être précisées dans le programme performanciel et le contrat.
Le projet arrive sur un patrimoine que l’établissement décrit lui-même comme difficile. Son schéma immobilier évoque la « grande vétusté » et la non-conformité aux normes de développement durable de certaines unités d’hospitalisation complète. Son programme 2022-2027 prévoyait encore d’organiser le suivi des consommations d’eau, d’électricité, de gaz et de carburant. Le nouveau marché doit traduire ce suivi en travaux sur les équipements et les réseaux, dans le prolongement d’une remise à niveau plus large des hôpitaux girondins.
L’échéance nationale presse aussi les grands établissements tertiaires : leur consommation d’énergie finale doit diminuer d’au moins 40 % en 2030, puis de 50 % en 2040 et de 60 % en 2050, par rapport à 2010 ou selon un objectif adapté en valeur absolue. Cadillac ne publie pas encore la part de cette trajectoire que son futur contrat devra accomplir.
Après la sélection des candidats, le dialogue compétitif devra préciser les bâtiments concernés, le calendrier des travaux et la baisse de consommation garantie. À Cadillac, le groupement retenu exploitera ensuite pendant huit ans les installations qu’il aura rénovées.
Sources consultées
- BOAMPAvis n° 26-69331, Marché public global de performance énergétique relatif aux bâtiments et installations techniques du Centre hospitalier de Cadillac
- France MarchésMarché public global de performance énergétique relatif aux bâtiments et installations techniques du Centre hospitalier de Cadillac, phase candidature
- Centre hospitalier de CadillacProjet d’établissement 2022-2027
- LégifranceCode de la commande publique, article L. 2171-3
- Ministère de la Transition écologiqueÉco Énergie Tertiaire