Le campus SNCF de Bègles a déjà 204 chambres. Cela ne suffit pas toujours.
Rue Radio-Londres, le site de formation ferroviaire, inauguré en 2022, accueille jusqu’à 300 stagiaires par jour. Toits Temporaires Urbains prévoit désormais d’y ajouter environ 70 chambres individuelles, avec une salle commune et de formation, une laverie, des bureaux et quelques locaux annexes. L’ensemble doit être installé en 2027.
Le projet ne vise pas les demandeurs de logement de la métropole. Il concerne d’abord des apprentis SNCF. C’est une différence importante : on ne parle pas ici d’un nouveau morceau de ville, ni d’un centre d’hébergement d’urgence, mais d’un campus récent qui doit absorber une pointe d’accueil sans construire trop grand pour demain.
Le choix du modulaire parle aussi de Bègles. Dans une commune où 75 % des habitants peuvent prétendre à un logement aidé, même les équipements spécialisés sont poussés à économiser le foncier et à garder de la souplesse. Ajouter des chambres démontables sur un site déjà équipé peut être plus raisonnable que bâtir en dur pour un besoin qui varie.
Toits Temporaires Urbains annonce environ 2 200 m² de bâtiments en bois, démontables et réemployables. Le mot “temporaire” inspire toujours un peu de prudence : le provisoire a parfois tendance à s’installer. Ici, l’intérêt du projet dépendra donc d’un point simple : que les chambres arrivent quand le campus en a besoin, puis disparaissent vraiment quand leur rôle sera fini.
À Bègles, l’enjeu tient en une promesse assez concrète : loger 70 apprentis de plus, sans transformer une solution de pointe en bâtiment de trop.