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À Cestas, Unikalo agrandit l’usine sans l’arrêter

À Cestas-Jarry, Unikalo a ajouté 14 187 m² de logistique sans arrêter son usine de peinture, sur un site industriel déjà en activité.

Illustration - Usine et quais à Cestas

À Cestas-Jarry, il a fallu construire sans arrêter la production. Pendant 18 mois, l’usine Unikalo a continué à fabriquer et distribuer ses peintures pendant que GSE construisait, sur le même site, une plateforme logistique de 14 187 m².

Le bâtiment, livré fin janvier, ajoute de l’entrepôt, des bureaux, des locaux sociaux, un stockage automatisé et une cellule dédiée aux liquides inflammables. La peinture n’est pas une marchandise neutre : elle demande des volumes, des quais, des règles de stockage et des précautions que le client final ne voit jamais.

Unikalo n’a pas débarqué à Cestas avec une annonce neuve et un ruban à couper. L’entreprise avait repris en 2022 l’ancien site Renaulac, dans la zone de Jarry. L’extension raconte donc autre chose qu’une simple livraison de bâtiment : la manière dont une activité industrielle grandit en utilisant un foncier déjà productif, plutôt qu’en repartant de zéro ailleurs.

C’est le vrai ressort local du projet. Autour de Bordeaux, ce type d’industrie doit composer avec la place disponible, les flux de transport, les règles de sécurité et la nécessité de ne pas casser sa propre chaîne commerciale. À Cestas, Unikalo a choisi de concentrer davantage d’activités entre son site girondin et Mérignac, avec une logistique renforcée à Jarry. Les données publiées au lancement du chantier évoquaient un investissement d’environ 20 millions d’euros, 14 quais de chargement et déchargement, 106 salariés sur le site et une montée possible vers 180 à 200 personnes à l’horizon 2026.

Pour les habitants, l’effet ne ressemble pas à l’ouverture d’un commerce en centre-ville. Il se voit moins, mais il pèse dans la vie économique ordinaire : plus de stockage, plus d’organisation industrielle, des emplois possibles, des camions à gérer et des règles incendie à tenir. À Cestas, une partie de l’économie locale avance derrière des bardages, des palettes et des pots de peinture. Pas besoin de vitrine : ici, le territoire travaille aussi côté quai.