
Lucas Monnier, apprenti chez Feuillette à Gravigny, devra réaliser une pièce décorée en pain inspirée du Palais idéal du Facteur Cheval. Ludmila Aubertin, apprentie à la Maison Covin de Louviers, devra convaincre un client de passer commande sans produits exposés, à partir d’un catalogue. Tous deux formés au CFAie de Val-de-Reuil, ils ont remporté leurs sélections régionales et participeront, du 18 au 20 novembre, aux finales nationales des métiers de la boulangerie-pâtisserie à Livron-sur-Drôme.
Le boulanger qui doit défendre son pain
Lucas Monnier prépare aujourd’hui un CAP pâtissier chez Feuillette à Gravigny, après un brevet professionnel de boulanger. Il disputera le concours du Meilleur Jeune Boulanger, face à dix-sept autres candidats.
Sept heures de fabrication l’attendent. Baguettes, pains de campagne, croissants, viennoiseries créatives et préparations salées devront sortir dans les temps, avec des poids et des quantités imposés. Certaines fabrications ne tolèrent aucune perte de pâte.
Mais le concours ne récompense pas uniquement la maîtrise du pétrin et du four. Lucas devra créer un pain présentant un intérêt nutritionnel, définir à quel public il s’adresse, puis défendre ses choix devant le jury. Une création boulangère salée devra également être accompagnée d’un argumentaire commercial.
Et pour éprouver sa créativité, les organisateurs lui demanderont une pièce décorée en pain sur le thème du Palais idéal du Facteur Cheval.
La vendeuse qui doit tout connaître, même sans vitrine
Ludmila Aubertin prépare un CAP équipier polyvalent du commerce à la Maison Covin, à Louviers. Elle concourra pour le Trophée du Conseil et de la Vente, face à onze autres finalistes.
Ses épreuves commencent par la connaissance des produits et de leur réglementation. Elle devra ensuite installer et présenter pains, viennoiseries et pâtisseries, avant d’affronter des membres du jury jouant les clients, avec des questions et des imprévus.
Le concours comporte aussi une prise de commande pour un événement dont le thème sera tiré au sort. Aucun produit physique ne sera disponible dans la pièce, mais un catalogue pourra servir de support. À Ludmila de comprendre ce que souhaite le client, proposer une offre adaptée et conclure la vente.
Autre défi : imaginer une opération commerciale autour du nougat de Montélimar, en maîtrisant aussi bien sa recette et son origine que les règles qui encadrent sa commercialisation.
Ludmila devra connaître ce qu’elle vend jusque dans sa composition et ses règles de commercialisation. Lucas, lui, devra expliquer pourquoi il a conçu ses recettes de telle manière.
Les deux finales réuniront trente candidats au CFA Lucien Rabit, à Livron-sur-Drôme. Lucas y représentera la Normandie en boulangerie, Ludmila en vente. L’un devra défendre ses pains devant le jury, l’autre décrocher une commande sans produits à présenter, avec les savoir-faire appris à Gravigny et à Louviers.