
Cinq lycéens de Seine-Eure ont représenté la France au FIRST Global Challenge, du 7 au 10 octobre 2026, à Incheon, en Corée du Sud. Leur robot, préparé depuis mai avec l’association WeRobot de Gaillon, devait déplacer des balles représentant des foyers d’incendie vers des zones prévues à cet effet. L’Agglomération Seine-Eure annonce une 66e place à l’issue des qualifications.
Créée en 2017, WeRobot participe régulièrement à des compétitions mondiales. À Gaillon, les jeunes apprennent à construire leurs machines, à réparer les pannes et à composer avec les robots des autres équipes.
Un robot baptisé Wemby et une médaille pour l’entraide
En 2024, à Athènes, l’équipe française avait baptisé son robot Wemby. Pierrick, l’un des participants, avait mis au point une technique permettant de le charger de quatre balles à la fois, un avantage dans les épreuves de cette édition. Après une petite panne mécanique réparée en cours de compétition, les Français avaient terminé dixièmes des qualifications.
En phase finale, leur machine fonctionnait toujours. Mais les robots alliés ont compromis leurs chances : l’un s’est déconnecté en plein match, un autre s’est renversé et a bloqué une manœuvre collective.
Car le FIRST Global Challenge possède une particularité : les équipes nationales disputent leurs matchs au sein d’alliances de plusieurs pays, dont la composition change au fil du tournoi. Il faut donc adapter sa stratégie aux machines des partenaires, et parfois leur venir en aide.
À Athènes, la délégation du Niger était arrivée avec une seule participante et un mentor, les autres membres n’ayant pas obtenu leurs visas. Des Français ont alors assuré le copilotage du robot et le rôle de joueur chargé de déposer les ballons, permettant à l’équipe nigérienne de concourir. Ce geste leur a valu la médaille d’or du prix Clara Barton pour l’entraide, décernée par l’organisateur.
Deux ans plus tard, en Corée, cette coopération faisait toujours partie de l’épreuve. Selon l’Agglomération Seine-Eure, les cinq lycéens français ont notamment aidé une autre délégation à améliorer son robot avant un match.
Des ateliers à Gaillon, un budget à réunir
Derrière ces voyages, WeRobot organise deux ateliers hebdomadaires. Les collégiens s’initient à la programmation et au numérique. Les lycéens travaillent sur des machines destinées aux compétitions, en associant mécanique, électronique, conception 3D et informatique.
L’expérience coûte cher. Pour Incheon, l’association avait établi un budget minimal prévisionnel de 18 600 euros, destiné notamment aux inscriptions, aux billets d’avion, au matériel et à la logistique. Le déplacement nécessitait de mobiliser des partenaires financiers, dont l’Agglomération Seine-Eure.
Le club parvient aussi à renouveler ses équipes. En 2025, au Panama, les Français avaient terminé 21es des qualifications sur 181 équipes, décrochant une place en phases éliminatoires. Trois de leurs membres venaient tout juste d’entrer au club de Gaillon.