
Ce mardi 29 septembre, un bistrot ouvre pour quatre heures à Chauvincourt-Provemont, puis repart. Le Bistrot FMR tient dans une remorque-bar qui voyage de village en village dans le Vexin normand. L’étape est annoncée de 18 h à 22 h. L’agenda touristique ne donne pas d’adresse plus précise dans la commune.
Clara Marquet a lancé ce bar itinérant au printemps 2025. Sa remorque, aménagée dans l’esprit des camionnettes « tube » Citroën, n’a besoin que d’une prise électrique pour fonctionner. Dès sa première saison, elle indiquait tourner dans une dizaine de villages, avec un rendez-vous mensuel dans chacun. Tables, chaises et, certains soirs, un food-truck complètent l’installation.
Un an plus tard, la tournée a passé le cap de la curiosité inaugurale. À Villers-en-Vexin, le bulletin municipal de janvier recensait des passages réguliers de mai à décembre 2025 et annonçait déjà un retour au printemps. Celui-ci a bien eu lieu. Le 24 septembre 2026, la commune présentait le Bistrot FMR comme son « rendez-vous convivial mensuel », sur le parking de la salle communale, avec un food-truck, des toilettes et une solution de repli en cas de pluie.
Chauvincourt-Provemont connaît aussi la répétition. L’agenda de Vexin Normand Tourisme y recense deux passages en septembre, les 1er et 29. Le bar se déplace, mais les dates reviennent.
À Neaufles-Saint-Martin, la maire Sonia Mikolajczyk rappelait en 2025 que le village avait compté jusqu’à une dizaine de bars et ne conservait plus qu’une boulangerie. La commune prêtait du matériel au Bistrot FMR et ouvrait la salle des fêtes lorsque la météo empêchait de rester dehors.
Le public n’était d’ailleurs pas tout à fait celui imaginé par Clara Marquet. Elle pensait attirer beaucoup de jeunes ; les 30-50 ans formaient alors la plus grosse part de sa clientèle. Lors d’un passage à Neaufles, Le Parisien avait notamment rencontré Édouard et Océane, venus en voisins avec leurs deux enfants pour essayer le bistrot et soutenir l’initiative.
Ce mardi, celui de Chauvincourt-Provemont ne restera que quatre heures. Il était déjà passé le 1er septembre. Ici, la continuité ne tient pas à une enseigne au-dessus d’une porte, mais au prochain soir où la remorque revient.