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À Évreux, un fonds d’environ 500 œuvres photographiques retrouve les salles du musée

Le musée d’Évreux présente jusqu’au 3 janvier une sélection de son fonds photographique, constitué et montré depuis plusieurs décennies.

Illustration - Photographies dans les salles du musée

Au musée d’Évreux, la photographie n’a pas été cantonnée à une salle d’exposition. Depuis le 19 septembre, une sélection d’images prend place au milieu des collections permanentes de l’ancien évêché. « Photographie(s) en contrepoint », visible jusqu’au 3 janvier 2027, donne ainsi accès à un fonds municipal d’environ 500 œuvres, du XIXe siècle à la création contemporaine.

Le choix de l’accrochage est simple : rapprocher les photographies des peintures, objets et pièces archéologiques déjà exposés. Les rapprochements se font par les sujets, les techniques ou les regards plutôt que par une histoire chronologique de la photographie. Le programme cite notamment les contemporains Charles Fréger et Catherine Poncin.

Cette exposition révèle surtout une collection moins visible que les fonds d’archéologie ou de peinture du musée. La photographie figure pourtant à part entière parmi ses domaines de collection. Le répertoire national des musées de France cite notamment Man Ray et Claude Cahun parmi les artistes phares du musée.

Une œuvre de Cahun permet d’en mesurer l’ancienneté. Le musée conserve Composition surréaliste au mannequin, tirage argentique réalisé en 1936 et acquis en 1996 à partir du fonds d’atelier de l’artiste. Deux ans plus tard, la pièce était montrée à Évreux dans l’exposition Les femmes photographes : de la nouvelle vision en France, 1920-1940. En 2000, le musée publiait également un catalogue intitulé La photographie, du fonds à la collection. L’accrochage actuel s’inscrit donc dans une histoire déjà ancienne au musée.

Le musée avait déjà expérimenté ce principe de rapprochement avec Catherine Poncin. En 2019, pour Carpe Diem, l’artiste avait composé douze pièces photographiques à partir d’œuvres et d’objets conservés à Évreux, puis les avait disséminées dans les différentes salles.

Le Bicentenaire de la Photographie offre aujourd’hui une nouvelle occasion de faire apparaître ce patrimoine. Mais l’intérêt local tient moins à la commémoration qu’à ce qu’elle permet de voir : à côté de ses collections d’archéologie, de peinture ou d’arts décoratifs, Évreux conserve aussi plusieurs générations d’images. Jusqu’au 3 janvier, une sélection est de nouveau présentée au fil du parcours permanent.

Sources consultées
  1. Ville d’ÉvreuxPhotographie(s) en contrepoint
  2. Ministère de la CultureExposition : Photographie(s) en contrepoint
  3. Ministère de la Culture, JocondeComposition surréaliste au mannequin
  4. Catherine PoncinCarpe Diem