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À Biotropica, une grange obscure pour les animaux d’Australie

Après six mois de travaux, Biotropica rouvre sa volière de loriquets et présente à Léry-Poses un nocturama consacré à de petits mammifères australiens.

Illustration de loriquets et animaux nocturnes

À Biotropica, les loriquets n’ont pas simplement changé de volière. Pendant six mois, le parc de Léry-Poses a remplacé l’installation ouverte en 2012, modifié une partie du parcours et aménagé un décor de vieille grange plongé dans la pénombre. Réalisé par ses techniciens, il abrite désormais de petits mammifères australiens que leur mode de vie rend difficiles à observer.

La visite commence pourtant dans le bruit et la couleur. À 11 heures et 14 heures, une soigneuse entre dans la nouvelle volière avec une bouteille de nectar et distribue des godets aux visiteurs. Les loriquets arc-en-ciel se posent sur les mains et les bras pour y plonger leur langue. Celle-ci forme un U garni de petits picots, explique Laëtitia Lassalle, chargée de conservation à Biotropica : un outil adapté au pollen et aux étamines des fleurs.

La volière accueille aussi des loris écarlates, plusieurs cacatoès et un kookaburra rieur. Arbres, cordes et perchoirs remplacent l’ancien espace. Ce retour conserve ainsi l’un des rituels les plus populaires du parc tout en l’installant dans un parcours remanié.

Le déplacement de la volière a permis de changer le sens de la visite et d’aménager le nocturama. Dans le décor construit sur place vivent désormais un chat marsupial moucheté, un planeur écureuil, un potorou à long nez et des souris sauteuses de Spinifex. Dans la pénombre, les yeux doivent s’habituer pour distinguer ces petits animaux qui courent, grimpent ou restent immobiles dans l’ombre.

Le chat marsupial moucheté constitue la rareté la mieux établie du nouvel espace. Dans son inventaire mis à jour le 19 juillet 2026, le site spécialisé Nature et Zoo ne recense que Biotropica parmi les parcs français détenant cette espèce, également appelée quoll oriental.

Les techniciens ont fabriqué le décor, tandis que les nourrissages placent les soigneurs au contact du public. À quelques mètres de distance, la visite passe ainsi du claquement d’ailes autour des godets de nectar au silence du décor de grange où s’éveille un petit marsupial tacheté.

Sources consultées
  1. Agglo Seine-EureBiotropica : le retour des loriquets
  2. Nature et ZooChat marsupial moucheté (Dasyurus viverrinus)