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Val-de-Reuil étudie comment réduire de 40 % la consommation de sa piscine

La Ville étudie un contrat de performance pour réduire d’au moins 40 % les consommations de la piscine Alice-Milliat d’ici à 2030.

Piscine municipale et économies d’énergie

Val-de-Reuil veut réduire d’au moins 40 % la consommation énergétique de la piscine Alice-Milliat d’ici à 2030. Avant de commander des travaux ou de promettre ce résultat, la Ville cherche toutefois à savoir si l’objectif est techniquement réalisable et financièrement raisonnable.

Un marché publié le 13 juillet 2026 prévoit le recrutement d’une équipe spécialisée dans les questions énergétiques, juridiques et financières. Les offres sont attendues avant le 31 août. La mission pourra durer jusqu’à quatre ans. Sa tranche ferme porte sur l’accompagnement de la fin du contrat d’exploitation actuel, puis sur l’étude de faisabilité et d’intérêt d’un contrat de performance énergétique.

L’audit complémentaire, la rédaction du futur contrat, son attribution et le suivi de son exécution figurent dans des tranches optionnelles. À ce stade, Val-de-Reuil n’a donc commandé ni rénovation énergétique ni économie garantie. Le montant de la mission et celui des éventuels travaux n’ont pas été publiés.

L’intérêt d’un contrat de performance tient précisément à ce qui vient après les travaux. Une consommation de référence est établie, puis l’entreprise s’engage sur une baisse mesurable pendant plusieurs années. Si la performance promise n’est pas atteinte, le contrat peut prévoir une compensation financière. La collectivité n’achèterait plus seulement une chaudière, une ventilation ou une isolation, mais aussi leur efficacité dans la durée.

Cette mécanique convient particulièrement aux piscines. Alice-Milliat possède deux bassins de 25 mètres. Il faut chauffer l’eau et l’air, renouveler et déshumidifier l’atmosphère, filtrer les bassins et maintenir ces installations pendant de longues plages horaires. Selon le Cerema, une piscine publique peut consommer cinq à dix fois plus d’énergie par mètre carré qu’un bâtiment tertiaire classique.

La Ville avait déjà recensé plusieurs interventions possibles en 2025 : réfection et isolation des couvertures, remplacement des menuiseries et des centrales de traitement de l’air, éclairage plus sobre et gestion technique centralisée. L’étude devra désormais transformer cette liste en scénarios chiffrés, comparer les économies attendues aux investissements nécessaires et choisir la forme de contrat adaptée. Les consommations et la facture actuelles de la piscine ne sont pas publiques, ce qui empêche encore de mesurer l’effort réel caché derrière la cible de 40 %.

À Alice-Milliat, ce montage ne vaudra la peine que si les économies garanties justifient son coût sans rogner les conditions d’usage.

La piscine reste aussi un service public très fréquenté. Le 22 juin 2026, pendant les fortes chaleurs, elle a accueilli 250 personnes, quatre fois plus qu’un jour ordinaire. La décision attendue devra donc réduire les kilowattheures sans raccourcir les horaires, refroidir les bassins ni dégrader l’air que respirent les nageurs.

Sources consultées
  1. BOAMPAvis de marché n° 26-69841 – AMO, élaboration et suivi du contrat de performance énergétique de la piscine municipale Alice-Milliat
  2. Conseil municipal de Val-de-ReuilPiscine Alice-Milliat – Contrat de performance énergétique – Programme ACTEE
  3. CeremaComment réduire les consommations d’énergie et d’eau des piscines publiques ?
  4. Ministère de la Transition écologiqueContrat de performance énergétique pour les collectivités territoriales
  5. Ville de Val-de-ReuilFace à la chaleur : la Ville renforce ses moyens de prévention