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Dans le pays d’Ouche, une association prépare l’après-carrière des chevaux de club

À Noyer-en-Ouche, Les Crins Blancs de la Risle veulent organiser la retraite d’équidés ayant travaillé dans les clubs et les loisirs.

Chevaux au pré en Normandie

Les Crins Blancs de la Risle ont été déclarés à Noyer-en-Ouche le 26 juin 2026. L’association veut assurer “la protection, le bien-être, l’entretien et la retraite” d’équidés ayant travaillé dans l’enseignement, le sport ou les loisirs, notamment ceux issus des Chevaux de la Risle.

Le nom n’est pas choisi au hasard. Les Chevaux de la Risle sont installés à La Houssaye, au 1 route du Moulin Chapelle. L’école d’équitation, représentée par Anne-Sophie Combet, accueille les cavaliers dès 9 ans, avec des cours en petit effectif, du travail à pied, de la monte, de la théorie, des stages et des ateliers. Sur son site, elle insiste aussi sur la vie de ses chevaux : en groupe, dans une écurie ouverte, avec du foin à volonté, du mouvement et des temps de pause.

La création des Crins Blancs ajoute une pièce à ce tableau : l’après-carrière. Dans un club, un cheval ne fait pas seulement du sport. Il enseigne. Il porte les débutants, encaisse les gestes maladroits, apprend aux enfants à attendre, aux adultes à respirer, aux cavaliers pressés à devenir moins pressés. Puis arrive le moment où il faut ralentir, adapter, arrêter.

La Fédération française d’équitation traite désormais ce sujet comme une question de gestion à part entière pour les poney-clubs et centres équestres. La retraite d’un cheval ne se décide pas à un âge fixe, mais selon son état physique et mental. Elle peut passer par une baisse progressive d’activité, un confiage, une structure spécialisée ou un maintien au pré avec suivi. Dans tous les cas, il faut de la place, de la nourriture, du soin, du temps humain et de l’argent.

Cette création donne donc une forme associative à une question pratique. Elle ne promet pas encore un sanctuaire, un programme de parrainage ou une ferme ouverte au public. Sa page HelloAsso indique seulement que les prochaines initiatives sont en préparation. Mais son objet dit déjà quelque chose d’assez net : ne pas laisser la retraite des chevaux de club dans l’angle mort de l’activité équestre.

Dans le pays d’Ouche, où les chevaux font partie du paysage autant que de la pratique sportive, cette organisation a du sens. Elle met un cadre sur une dette familière : celle que l’on contracte envers les animaux qui ont appris aux autres à monter. Pour l’instant, Les Crins Blancs de la Risle tiennent encore dans une déclaration et une page presque vide. Le prochain signe utile sera simple : voir quels chevaux, quels bénévoles et quels prés viendront autour de Noyer-en-Ouche et de La Houssaye.

Sources consultées
  1. Journal officiel des associations et fondations d’entreprise, via AssoceLES CRINS BLANCS DE LA RISLE, W272007528
  2. Les Chevaux de la RisleÉcouter, comprendre, progresser... avec le cheval
  3. Le Parisien« Apprendre le cheval des sabots aux oreilles » : une nouvelle approche de l’équitation dans l’Eure
  4. Fédération française d’équitationBien préparer la retraite des équidés de poney-clubs et centres équestres