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À Pont-de-l’Arche, des services sociaux en bas, des logements au-dessus

Le nouveau Tremplin réunit France Services, CCAS, épicerie solidaire, centre social et 13 logements conventionnés dans un même bâtiment.

Illustration - services sociaux et logements

À Pont-de-l’Arche, le nouveau Tremplin s’installe dans un bâtiment construit rue du Général-de-Gaulle, après avoir fonctionné dans les anciens locaux de la gendarmerie. Au rez-de-chaussée, on y trouve France Services, le CCAS, une épicerie solidaire, une cuisine pédagogique et l’espace Famille. Aux deux étages supérieurs, la résidence Gisèle Halimi ajoute 13 logements conventionnés, du T2 au T4, occupés depuis mars.

Le bâtiment n’est pas grand, mais il utilise chaque niveau : les services en bas, les logements au-dessus. Dans une commune d’un peu plus de 4 000 habitants, on n’a pas seulement reconstruit un centre social plus confortable. On a placé des démarches administratives, de l’accompagnement, de l’aide alimentaire et des logements sur le même foncier.

Le projet répond d’abord à un problème très concret. La ville présentait l’ancien Tremplin comme un équipement énergivore, à remplacer par des locaux plus modernes, plus fonctionnels et mieux adaptés à l’accueil du public. La banque alimentaire devient une épicerie sociale ou solidaire, selon les termes employés par les sources municipales et intercommunales. La cuisine pédagogique donne aussi un lieu aux ateliers sur l’alimentation et la santé : l’action sociale ne se résume pas à remplir un dossier.

L’investissement total atteint 2,9 millions d’euros TTC. Le financement dit bien la nature de l’opération. La commune n’est pas seule : État, Caf, Agglo Seine-Eure, Banque des territoires, programme européen Leader, MonLogement 27, Anru, Caisse des Dépôts et Action Logement financent chacun une partie du projet. Le reste à charge annoncé pour Pont-de-l’Arche est de 334 000 euros.

Sous cette addition de financeurs, on voit une manière très actuelle de fabriquer du service public local. La ville porte le besoin. Le bailleur construit les logements. L’intercommunalité et les financeurs nationaux rendent l’ensemble possible. Même l’Anru apparaît dans le montage, pour la partie logements, en lien avec la reconstitution d’une offre démolie à Val-de-Reuil. Treize appartements ne règlent pas la question du logement dans l’agglomération, mais ils montrent que cette question se traite aussi par petites pièces, d’une commune à l’autre.

Le rez-de-chaussée suit la même logique. France Services n’est pas une spécialité archépontaine, mais un dispositif national qui regroupe des démarches du quotidien. Ici, il prend une forme de proximité : trois agents dont un conseiller numérique, un espace numérique, un bureau pour des rendez-vous en visio confidentiels, le CCAS juste à côté, l’espace Famille dans le même ensemble.

L’idée existe ailleurs dans l’Eure : à Louviers, un futur bâtiment social doit lui aussi éviter les démarches en zigzag. Pont-de-l’Arche en donne une version plus compacte. On ne multiplie pas les guichets. On met plusieurs usages dans les mêmes murs.

C’est une opération raisonnable, pas une révolution urbaine. Sa force tient justement à sa petite échelle : pour une famille, une personne âgée, un locataire ou un habitant peu à l’aise avec les démarches en ligne, le service public commence parfois par une porte moins lointaine. Rue du Général-de-Gaulle, cette porte s’ouvre désormais sous 13 logements habités.

Sources consultées
  1. Agglo Seine-EureDes logements sociaux et le Tremplin sous un même toit
  2. Ville de Pont-de-l’ArcheLe Tremplin
  3. Ville de Pont-de-l’ArchePont-de-l’Arche Mag n°64, novembre 2022