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À Évreux et Vernon, la tech euroise cherche, localise et guide

Un moteur de recherche à Évreux, une navigation sans GPS et un guidage lumineux à Vernon: trois entreprises montrent une autre tech euroise.

Moteur de recherche et guidage

À Évreux, Babbar travaille sur un moteur de recherche. À Vernon, Sysnav veut localiser des personnes et des véhicules quand le GPS ne suffit plus. Dans la même ville, Peripheral développe un guidage lumineux pour aider à s’orienter en milieu dangereux.

Ce ne sont pas les technologies les plus faciles à montrer en photo. Elles ont pourtant un point commun très lisible: chercher, se repérer, trouver la bonne direction. Trois gestes simples, mais qui deviennent vite critiques quand l’information manque, quand le signal GPS disparaît ou quand une personne doit agir sans perdre de temps.

Babbar, installée à Évreux, a lancé Ibou Explorer, première brique d’un moteur de recherche conversationnel. L’entreprise vient de faire entrer Xavier Niel à son capital, aux côtés notamment de Go Capital, Bpifrance et Normandie Participations. Son terrain est l’un des plus disputés du numérique: rendre la recherche plus lisible dans un web saturé, sans se contenter de suivre les acteurs dominants.

À Vernon, Sysnav travaille sur une autre forme d’invisibilité: la position. Sa technologie de navigation magnéto-inertielle vise les situations où le GPS n’est pas assez fiable, notamment en intérieur, dans l’industrie, la santé, la défense ou les secours. L’entreprise affiche déjà une centaine de salariés, signe que le sujet dépasse le simple prototype.

Peripheral, elle aussi basée à Vernon, avance sur un objet plus jeune: un système lumineux de guidage, d’orientation et d’alerte pour des personnes en mouvement, sous stress ou absorbées par leur tâche. Le Journal des Entreprises a signalé une deuxième levée de fonds de 473 000 euros début 2026 pour accélérer ce dispositif, pensé pour des environnements complexes.

L’intérêt local tient dans cette discrétion. Après les fusées MaiaSpace à Vernon, ces trois signaux déplacent le regard. La tech euroise ne se limite pas aux grands sites industriels ou aux images de lancement. Elle peut aussi tenir dans un index de recherche, une position fiable sous un toit, ou une lumière qui dit simplement par où passer.

Inutile d’appeler cela une Silicon Valley de l’Eure. Le constat est plus simple, et plus solide: entre Évreux et Vernon, quelques entreprises travaillent sur des problèmes très concrets que l’on remarque surtout quand la solution manque.