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À Poses, ils roulent jusqu’à 2 000 km en revenant toujours au même point

Avec l’Étoile Normande, Léry-Poses sert de base à des cyclistes partis pour 1 000, 1 200 ou 2 000 km, par boucles successives.

Cyclistes longue distance à Poses

À Léry-Poses, certains cyclistes ne viennent pas faire le tour de la base. Ils viennent y revenir, encore et encore, entre deux boucles de 100, 300 ou plusieurs centaines de kilomètres.

Depuis samedi 23 mai, l’Étoile Normande 2026 transforme le centre sportif en point fixe de très longue distance. Le principe est simple à comprendre, moins simple à tenir sur un vélo: dix boucles, de 97 à 373 km, qui partent de Poses et y ramènent les participants avant le départ suivant.

Trois formats donnent l’échelle: 1 000 km, 1 200 km et 2 000 km. Ces distances ne se lisent pas comme le classement d’une course. Dans un brevet randonneur mondial, chacun roule à son rythme, mais doit respecter des délais et valider ses passages. À Poses, le 1 000 km est annoncé avec un délai maximal de 75 heures, le 1 200 km avec 90 heures. Le plus long parcours atteint 2 010 km, avec une limite de 200 heures.

Tout repose sur cette base. L’organisation, portée par le Comité régional Normandie de cyclotourisme, annonce un accueil 24 heures sur 24 au point central, des douches ouvertes en continu, des bénévoles et des contrôles possibles par trace GPS, photo ou tampon dans un commerce. Le dispositif tient dans des gestes très concrets: se doucher, faire valider un passage, vérifier l’heure, puis reprendre la route.

Les boucles dessinent une Normandie élargie depuis Poses: Les Andelys, Lyons-la-Forêt, Jumièges, Étretat, Saint-Valéry-en-Caux, Honfleur, Lisieux, Giverny ou Rouen peuvent entrer dans le paysage selon les parcours. L’Eure n’est donc pas seulement traversée. Elle sert de point d’ancrage à une pratique qui demande moins de podiums que d’horaires tenus, de pauses bien placées et de calculs constants entre fatigue et délais.

À la base de Léry-Poses, connue pour ses loisirs de plein air et ses week-ends au bord de l’eau, le contraste fonctionne bien. Pendant quelques jours, le même lieu sert de camp de base à des cyclistes qui mesurent leur sortie en centaines de kilomètres. Ils ne viennent pas seulement partir loin. Ils reviennent pour repartir.