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Au Pays de Conches, jusqu’à un million d’euros pour les canalisations d’eau potable

Le Pays de Conches lance un accord-cadre de 18 mois pour renouveler ses canalisations d’eau potable, avec un plafond d’un million d’euros HT.

Illustration - Canalisation d’eau potable en travaux

Au Pays de Conches, le prochain chantier d’eau potable ne commencera pas par une inauguration, mais par un bon de commande. La communauté de communes a publié le 22 mai un accord-cadre pour renouveler des canalisations sur son territoire. Durée prévue: 18 mois. Plafond: 1 million d’euros hors taxes.

Ce n’est pas un grand chantier unique avec une rue déjà annoncée. C’est plutôt une réserve d’intervention: la collectivité pourra commander des travaux au fil des besoins, là où le réseau devra être repris. Pour les habitants, cela prendra la forme la plus concrète possible: une chaussée ouverte, une circulation modifiée, parfois une coupure préparée. Peu visible, mais très robinet.

Le sujet compte d’autant plus que l’eau potable du Pays de Conches est gérée en régie par la communauté de communes, sur 25 communes, avec production, transfert et distribution. Autrement dit, le territoire garde directement la main sur une partie de l’outil qui fait arriver l’eau chez les abonnés.

Les canalisations ne sont qu’un morceau de l’histoire. Fin 2025, un autre marché concernait la maîtrise d’œuvre de deux usines de traitement d’eau potable, à Maison Verte et La Croisille, avec des enjeux cités de turbidité, pesticides et nitrates. Dans les données 2024 de l’Observatoire des services d’eau, le service affichait une conformité microbiologique de 100 %, mais une conformité physico-chimique de 67,5 %. Ce chiffre ne permet pas de résumer la qualité de l’eau à chaque robinet, mais il rappelle que le réseau, le traitement et la ressource avancent ensemble.

Le contexte national donne l’échelle sans voler la scène. Selon l’Office français de la biodiversité, près de 19 % de l’eau potable mise en distribution en France se perd encore dans les réseaux. Presque un litre sur cinq. Dans ce paysage, renouveler une conduite n’est pas seulement réparer un tuyau: c’est éviter de traiter, pomper et payer une eau qui disparaît avant d’arriver.

Le marché du Pays de Conches reste donc simple dans sa forme, mais très parlant dans ce qu’il organise: des travaux ponctuels, commandés au bon moment, pour tenir un service rural qui ne se voit vraiment que lorsqu’il se grippe. Le vrai succès, ici, serait presque que personne n’en parle. Un robinet fiable a rarement le sens du spectacle.