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Tour de l’Eure Juniors: où voir passer la course sans voir seulement un éclair

Du 23 au 25 mai, le Tour de l’Eure Juniors fête ses 40 ans avec quatre étapes entre Gisors, Les Andelys, Conches, Le Neubourg et Louviers.

Peloton junior dans l’Eure

À Louviers, lundi après-midi, le bon plan ne sera pas seulement d’arriver à l’heure. Il faudra se placer sur le circuit final, là où le peloton repassera plusieurs fois avant l’arrivée boulevard Jules-Ferry. Sinon, une course cycliste peut vite se résumer à vingt secondes de roues, de maillots et de regrets.

Le Tour de l’Eure Juniors se déroule du samedi 23 au lundi 25 mai. Il fête ses 40 ans, avec près de 150 coureurs annoncés et une trentaine d’équipes. Ce n’est pas une version miniature du Tour de France, mais une course U19, l’âge où l’on quitte le simple calendrier de club pour des épreuves qui ressemblent déjà à des tests: tenir trois jours, rouler en équipe, se replacer, perdre peu de temps, recommencer le lendemain.

Le programme traverse largement le département. Samedi, les coureurs partiront de Gisors pour rejoindre Les Andelys après 93,3 km, avec un final en côte. Dimanche, l’étape la plus longue reliera Ferrières-Haut-Clocher à Conches-en-Ouche sur 117,2 km. Lundi matin, place au contre-la-montre par équipes entre Bernienville et Bérengeville-la-Campagne. L’après-midi, dernière étape entre Le Neubourg et Louviers.

Pour le public, les meilleurs points d’entrée sont les circuits finaux: Les Andelys, Conches et Louviers permettent de voir la course autrement qu’en un passage unique. À Louviers, la Ville annonce trois passages devant le podium à partir de 16h30, une arrivée vers 17h30 et des restrictions à prévoir: stationnement interdit sur le parcours de 8h à 18h, circulation coupée de 14h à 18h, puis règles renforcées autour de l’arrivée jusqu’à 19h.

Une course comme celle-ci ne tient pas seulement avec des coureurs. L’organisation évoque près de 500 bénévoles, plus de 5 000 heures de préparation et un village à déplacer chaque jour: arches, podium, barrières, sonorisation, signalétique, sécurité. Pendant trois jours, des communes de l’Eure deviennent des lieux d’étape, avec leurs signaleurs, leurs carrefours surveillés et leurs habitants qui savent exactement où la route va être coupée.

Les 40 ans de l’épreuve comptent surtout pour cela. La longévité de l’épreuve ne dit pas seulement qu’un événement sportif a survécu. Elle dit qu’il existe, dans l’Eure, assez de clubs, de communes, de bénévoles et de familles pour continuer à fabriquer une course de jeunes coureurs qui regardent déjà plus loin que le week-end.

À cet âge, rien n’est encore écrit. Certains iront peut-être vers le haut niveau, beaucoup non. Mais sur ces routes-là, ils apprendront une chose très adulte: dans le vélo, il ne suffit pas d’aller vite. Il faut aussi savoir où se placer. Pour les spectateurs, d’ailleurs, c’est pareil.