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Aux Andelys, le baroque se choisit à la carte jusqu’au 7 juin

Le 2e Festival de musique baroque des Andelys propose encore une conférence gratuite et deux concerts à la collégiale Notre-Dame.

Instruments baroques dans une église

Aux Andelys, il reste trois façons de prendre le festival baroque en route: une conférence gratuite, un grand concert Vivaldi à la collégiale Notre-Dame, puis un final plus intime autour de Marin Marais. Pas besoin d’être spécialiste ni de suivre toute une saison. Le 2e Festival de musique baroque des Andelys tient encore jusqu’au 7 juin, avec des rendez-vous assez lisibles pour choisir selon son envie.

Après l’ouverture du 3 mai par l’orchestre Les Sauvages, le prochain temps fort aura lieu samedi 16 mai à 17 h, au centre paroissial. Christian Roy y donnera une conférence sur la manufacture d’orgues Dumont-Lelièvre. L’entrée est libre. Pour qui aime comprendre les lieux autant que les concerts, c’est sans doute la meilleure porte d’entrée.

La suite revient à la collégiale Notre-Dame. Dimanche 31 mai à 17 h, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie interprétera notamment le Nisi Dominus de Vivaldi. Le billet adulte est annoncé à 15 euros, avec gratuité pour les moins de 18 ans. Dimanche 7 juin, à la même heure, l’Ensemble Correspondances clôturera le festival en trio, autour de Marin Marais et des Voix humaines, avec viole de gambe, théorbe, guitare baroque et clavecin. Le tarif adulte est alors de 10 euros, là aussi avec gratuité pour les moins de 18 ans.

Ce format court aide à rendre une musique parfois perçue comme réservée aux initiés plus abordable. On peut venir pour Vivaldi, pour la curiosité des instruments anciens, pour la collégiale, ou simplement parce qu’un concert du dimanche à 17 h reste une sortie facile à tenter. Le festival ne demande pas au public de tout connaître avant d’entrer.

Il y a aussi, aux Andelys, un lien local plus solide qu’une programmation de passage. Le festival est porté par les Amis des Orgues des Andelys, association engagée autour des deux orgues historiques de la ville et de leur rayonnement culturel. Elle accompagne aussi la restauration de l’orgue du Petit-Andely, daté de 1674. La conférence du 16 mai n’est donc pas un supplément savant: elle remet les instruments et ceux qui les défendent au centre de l’histoire.

La collégiale Notre-Dame donne au festival son ancrage le plus visible. Classée monument historique depuis 1840, elle rassemble architecture gothique, verrières du XVIe siècle et tableaux liés à Quentin Varin, maître de Nicolas Poussin. Aux Andelys, que l’on associe volontiers à Château-Gaillard et aux vues sur la Seine, ces concerts déplacent un peu le regard vers un autre patrimoine: celui que l’on écoute.

Le rendez-vous reste modeste, et c’est ce qui le rend pratique. Une conférence gratuite, deux concerts à prix clairs, des horaires de fin d’après-midi, la gratuité pour les moins de 18 ans: le festival peut se choisir sans grand calcul. Pour comprendre les orgues, le 16 mai. Pour Vivaldi dans la collégiale, le 31 mai. Pour une fin plus intime, le 7 juin.