Article

Covid-19: la campagne de printemps vise les plus fragiles dans l’Eure

Du 20 avril au 30 juin 2026, le rappel contre le Covid-19 concerne surtout les personnes fragiles dans l’Eure. Voici qui est visé et comment faire.

Illustration - Dose de vaccin et matériel de soin sur une table de cabinet médical

La campagne de rappel contre le Covid-19 a repris le 20 avril et court jusqu’au 30 juin. Elle ne s’adresse pas à tout le monde. Dans l’Eure comme ailleurs, elle vise surtout les personnes pour qui une infection reste plus risquée: les 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées, les résidents d’établissements pour personnes âgées dépendantes, les Ehpad, les personnes suivies en unité de soins de longue durée, ainsi que certains patients à très haut risque après avis médical.

Le message est simple: si l’on est concerné, ou si l’on accompagne une personne concernée, mieux vaut ne pas attendre la fin de la campagne. Le rappel peut être fait par un médecin, un pharmacien, un infirmier, une sage-femme, un chirurgien-dentiste ou une équipe hospitalière. En établissement, l’organisation peut se faire sur place. La vaccination est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Cette campagne dit bien où en est la réponse sanitaire. Le Covid n’a pas disparu, mais l’effort public s’est resserré. Il ne s’agit plus de mobiliser toute la population au même rythme. La priorité va aux personnes dont la protection diminue plus vite, ou dont l’état de santé laisse moins de marge en cas d’infection. C’est moins visible qu’une grande campagne nationale, mais plus précis.

Dans l’Eure, cette précision compte. Le département compte environ 162 000 habitants de 60 ans ou plus. Près des deux tiers vivent dans une commune rurale. On y recense aussi 54 000 personnes de 75 ans ou plus, 17 700 de 85 ans ou plus, et 47 000 seniors vivant seuls. Pour une campagne ciblée, ces chiffres changent la lecture: l’information ne doit pas seulement être publiée, elle doit arriver jusqu’aux bonnes personnes.

C’est là que les aidants, les pharmaciens, les infirmiers, les médecins traitants, les services à domicile et les communes deviennent essentiels. Une personne très âgée ne verra pas forcément passer l’annonce de l’Agence régionale de santé. Elle peut aussi hésiter à reprendre rendez-vous, ne pas savoir si elle est concernée, ou attendre qu’un proche lui confirme quoi faire.

Le bon réflexe est donc concret: vérifier l’éligibilité, puis appeler le professionnel de santé le plus accessible. Pour beaucoup de familles, la question n’est pas de relancer un débat sur le Covid, mais de savoir si un parent, un voisin ou une personne accompagnée fait partie des publics visés. Si la réponse est oui, un appel à la pharmacie, au cabinet médical ou au service qui suit déjà la personne peut suffire.

La campagne dure jusqu’au 30 juin. Le calendrier laisse un peu de temps, mais pas tant que cela pour les personnes isolées, les familles éloignées ou les services déjà très sollicités. Ici, la prévention se joue dans des gestes simples: repérer, demander, organiser, accompagner. Pour cette campagne, c’est probablement là que tout se joue.