Article

Autour de l’A28, trois ponts en travaux vont compliquer les trajets de printemps dans l’Eure

À Saint-Germain-la-Campagne, Saint-Martin-du-Tilleul et bientôt Bosrobert, les chantiers autour de l’A28 rallongent les trajets et rappellent l’importance de l’entretien routier.

Illustration - travaux sur les ponts de l’A28 dans l’Eure

Deux ponts franchissant l’A28 sont en rénovation dans l’Eure, à Saint-Germain-la-Campagne sur la RD131 et à Saint-Martin-du-Tilleul sur la RD138. Un troisième doit suivre à Bosrobert, sur la RD438. Pour les automobilistes, cela signifie des déviations et des trajets rallongés sur plusieurs axes secondaires.

Le Département de l’Eure présente les deux premiers chantiers comme une opération menée de mars à mai, pour un coût total de 775 000 euros. À Saint-Germain-la-Campagne, le détour passe notamment par Broglie, Montreuil-l’Argillé et Orbec. À Saint-Martin-du-Tilleul, la déviation contourne le pont par Bernay, Courbépine, Boissy-Lamberville et Thiberville. À l’échelle d’une carte, cela peut sembler limité. Dans la vie quotidienne, cela suffit à rallonger les journées de travail, les tournées et les déplacements ordinaires.

Les dates demandent aussi un peu d’attention. Les communications générales donnent un calendrier de travaux, mais les arrêtés de circulation couvrent souvent une période légèrement plus large. À Saint-Germain-la-Campagne, la rénovation est présentée jusqu’au 30 avril, tandis que la fermeture court jusqu’au 8 mai. À Saint-Martin-du-Tilleul, le chantier est affiché jusqu’au 22 mai, mais l’arrêté s’étend jusqu’au 29 mai. Cela correspond à la logique habituelle des travaux publics, avec des marges pour les aléas et les reprises. Pour les conducteurs, mieux vaut donc suivre la signalisation en place et l’information trafic du jour.

Cette séquence ne tombe pas seule. Jusqu’au 3 avril, ALIS mène aussi des fermetures de nuit sur l’échangeur A28-A13, avec des reports de circulation par des axes départementaux, notamment la RD438. Or c’est précisément sur cette route que le troisième pont, à Bosrobert, doit être rénové ensuite. Quelques points de coupure suffisent donc à tendre rapidement tout un secteur quand l’essentiel des déplacements repose encore sur la voiture.

Le Département indique aussi profiter de l’opération pour tester, pour la première fois sur un ouvrage d’art porté par une route départementale, un béton fibré à ultra-hautes performances, le BFUP. L’enjeu est de mieux protéger le tablier, de mieux résister dans le temps et de limiter les infiltrations. Ce n’est pas un détail technique. Sur un pont, l’usure commence souvent par l’eau, les défauts d’étanchéité et la corrosion progressive. Réparer plus tôt et plus solidement permet d’éviter des restrictions lourdes ou des fermetures imprévues plus tard.

Dans l’Eure, cette logique prend toute son importance car le département dépend fortement de la route pour les trajets domicile-travail, l’accès aux services et les tournées professionnelles. Dans un territoire peu dense, avec des alternatives inégales selon les secteurs, l’état d’un pont n’est pas un sujet réservé aux techniciens. Il conditionne des déplacements très ordinaires.

Pour les habitants du secteur, la conséquence immédiate est simple: avant de partir, mieux vaut vérifier la circulation réelle, surtout autour de Bernay, Broglie, Orbec et du nœud A28-A13. La gêne est temporaire. Elle rappelle surtout qu’un pont paraît aller de soi jusqu’au jour où il ferme.