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Salle blanche, instruments spatiaux, génomes : les labos de l’Essonne ouvrent leurs portes

Du 4 au 11 octobre, plusieurs laboratoires de l’Essonne ouvrent des espaces habituellement fermés, de la salle blanche du C2N au Genoscope d’Évry.

Illustration - Salle blanche et instruments scientifiques

À Palaiseau, la visite commence par un sas. Combinaison, gants, surchausses : dans une salle où l’on fabrique des dispositifs microscopiques, la poussière ordinaire devient un problème. Dimanche 4 octobre, le Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N) laissera le public franchir ce seuil.

Plusieurs établissements ne se contentent pas d’installer des expériences dans un hall : ils donnent accès aux pièces, machines et équipes qui servent réellement à la recherche.

La salle blanche du C2N couvre 2 900 m². Le public pourra en visiter une partie, avec des départs toutes les trente minutes sur inscription à l’accueil, et rencontrer des doctorants dans leurs salles d’expérience. Microscopie électronique, photovoltaïque ou caractérisation de microsystèmes complètent la visite.

À Bures-sur-Yvette, le même après-midi, le changement de décor est radical. À l’Institut d’astrophysique spatiale, les visiteurs pourront entrer dans le grand hall d’expérimentation et la station où des instruments sont étalonnés avant leur utilisation dans l’espace. D’autres équipes montreront de la matière extraterrestre, l’observation du Soleil ou les principes de la spectroscopie. Ici, ce sont les instruments que l’on teste avant qu’ils ne quittent la Terre.

Ouvert en 2023, le site Henri-Moissan rassemble pharmacie, chimie et biologie sur un même site, où étudient quelque 3 300 étudiants et travaillent environ 1 000 chercheurs, enseignants et personnels administratifs. Le 4 octobre, le bâtiment organise sa première Fête de la science, avec une trentaine d’ateliers et l’ouverture de ses collections naturalistes.

Six jours plus tard, à Orsay, on suivra cette fois le trajet d’une molécule. Le Service hospitalier Frédéric-Joliot propose le 10 octobre des visites de ses installations de médecine nucléaire, depuis le radiomarquage et la préparation des radiopharmaceutiques jusqu’aux appareils d’imagerie, notamment l’IRM et la TEP. Chercheurs et cliniciens expliqueront comment ces outils sont développés et utilisés pour étudier notamment les cancers et les maladies neurodégénératives. Les visites durent trente minutes, sont ouvertes à partir de 14 ans et nécessitent de réserver un créneau auprès du CEA.

Le parcours ne s’arrête pas au plateau de Saclay. À Évry-Courcouronnes, le Genoscope, centre national de séquençage du CEA, ouvre à son tour le dimanche 11 octobre. Ingénieurs et chercheurs y accueilleront le public autour de la génomique, des océans, des virus et de la biologie. L’entrée sera libre à partir de 6 ans, avec une pièce d’identité obligatoire.

De l’extérieur, la science essonnienne tient souvent en quelques noms de lieux : Saclay, Orsay, Évry. Pendant une semaine, elle prend la forme de gestes et de pièces bien réelles : enfiler des surchausses pour protéger une salle blanche, préparer un instrument destiné à l’espace, suivre une molécule radioactive jusqu’à l’image médicale, puis rencontrer à Évry ceux qui travaillent sur les génomes.

Sources consultées
  1. Centre de nanosciences et de nanotechnologies35e édition de la Fête de la Science
  2. Institut d’astrophysique spatialeLa Fête de la Science 2026
  3. Université Paris-SaclayPôle Biologie Pharmacie Chimie
  4. Université Paris-SaclayFête de la science 2026 - Bâtiment Henri Moissan
  5. CEA Paris-SaclayDans les coulisses de la recherche en imagerie médicale et médecine nucléaire
  6. CEA Paris-SaclayADN, océans et virus : découvrez le Genoscope !