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Grève du 29 septembre en Essonne : pourquoi une école ouverte peut quand même perdre sa cantine

À Draveil et Massy, enseignants, cantine, périscolaire et service minimum ne dépendent pas des mêmes personnels ni des mêmes règles.

Illustration d’une école en grève

À Draveil, aucune intention de grève enseignante n’est déclarée pour les écoles Jaurès. Pourtant, mardi 29 septembre, la restauration et l’accueil périscolaire y sont annoncés fermés. Même contraste au Belvédère : aucune intention de grève enseignante n’est déclarée, mais pas de cantine. Aux Mazières, 13 intentions de grève sont recensées pour 13 enseignants et la ville organise un service minimum avec déjeuner.

Ces situations apparemment contradictoires montrent ce qui disparaît derrière l’expression « école ouverte ». Une journée d’école primaire repose sur plusieurs chaînes de fonctionnement. L’État emploie les enseignants. La commune prend en charge une grande partie de ce qui entoure la classe : restauration, accueils du matin et du soir, études et, selon les communes, certains transports. Une grève peut donc toucher l’une de ces chaînes sans arrêter les autres.

Pour les enseignants du premier degré public, la règle nationale prévoit une déclaration d’intention au moins 48 heures avant la participation à la grève, avec au moins un jour ouvré dans ce délai. L’administration transmet ensuite à la mairie le nombre de déclarations par école. À partir de 25 % d’enseignants ayant déclaré leur intention de faire grève dans une école, la commune prend en charge le service d’accueil des élèves pendant le temps scolaire. Ce service garantit un accueil, pas le remplacement de l’enseignement ordinaire.

À Massy, ce seuil produit des effets très visibles. À Descartes, sept intentions sont recensées pour quinze classes en élémentaire et six pour huit en maternelle. À Painlevé élémentaire, cinq enseignants sur neuf ont déclaré leur intention de faire grève. Pour ces écoles, comme pour plusieurs autres dépassant le seuil légal, la ville prévoit un accueil au centre Mermoz de 8 h 30 à 16 h 30, déjeuner compris. Son tableau distingue séparément le temps scolaire, la cantine, les accueils périscolaires et le ramassage, et peut encore être actualisé jusqu’au matin du mouvement.

Les agents municipaux font fonctionner une autre partie de la journée. À Draveil, ceux des services de petite enfance, scolaires et périscolaires concernés par le dispositif local doivent eux aussi prévenir 48 heures avant leur participation. D’où des configurations impossibles à résumer par un simple « école ouverte » ou « école fermée » : une classe peut fonctionner sans cantine, un enseignant peut faire grève tandis que l’enfant est accueilli ailleurs, ou les cours peuvent être maintenus alors que le périscolaire disparaît.

Pour les familles essonniennes, quatre informations comptent donc séparément ce lundi soir : la situation de la classe, l’existence éventuelle d’un service minimum, la restauration et les accueils périscolaires. C’est seulement en les assemblant que l’on sait à quoi ressemblera réellement la journée de mardi.

Sources consultées
  1. Ville de DraveilPréavis de grève
  2. LégifranceCode de l’éducation, articles L133-3 et L133-4
  3. Ville de MassyGrève du mardi 29 septembre 2026 - Impacts sur les temps d’accueil scolaires et périscolaires