
Le 11 septembre, une enseignante du groupe scolaire Jacques-Tati, à Évry-Courcouronnes, a été agressée par un élève de 8 ans. Ses collègues ont fait grève le 22 septembre. Deux jours plus tard, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a apporté une information décisive : l’enfant avait déjà « une notification pour aller en ITEP », un institut thérapeutique, éducatif et pédagogique. Il a demandé au rectorat de Versailles et à l’Agence régionale de santé de lui trouver une place d’accueil en urgence.
Cette notification ne signifie pas qu’une place est déjà attribuée. La MDPH décide d’une orientation ; l’admission vient ensuite auprès d’un établissement ou d’un service. Selon la CNSA, une demande peut notamment aboutir à une admission, une inscription sur liste d’attente ou un refus.
À Jacques-Tati, on sait donc qu’une orientation vers un ITEP existait mais qu’elle n’avait pas encore débouché sur l’accueil spécialisé demandé par le ministre le 24 septembre. On ne sait en revanche ni quand cette notification a été prise, ni pourquoi elle n’avait pas encore été concrétisée. Cette date compte : quelques jours de transition et une longue attente ne racontent pas le même fonctionnement du système.
Dans l’intervalle, l’école doit continuer à fonctionner. Le rectorat de Versailles a indiqué, dans un communiqué transmis aux médias, avoir adapté l’emploi du temps de l’élève et mobilisé des enseignants spécialisés. Il a également annoncé des recrutements d’AESH dans l’Essonne, avec une priorité d’affectation pour Jacques-Tati. Ces accompagnants interviennent dans la vie scolaire et les apprentissages ; un ITEP organise, lui, un accompagnement spécialisé associant dimensions thérapeutique, éducative et pédagogique. Ce sont deux réponses différentes à des besoins différents.
Aucun élément public ne permet à ce stade d’établir que l’absence d’accueil à Jacques-Tati résulte d’un manque de places en ITEP dans l’Essonne. Le fait établi est plus précis : le 24 septembre, l’orientation existait déjà et le ministre demandait encore qu’elle se traduise par un accueil adapté. Pour l’enfant et l’équipe de Jacques-Tati, l’étape décisive reste donc cet accueil spécialisé que le ministre demandait encore le 24 septembre.
Sources consultées
- Déclaration d’Édouard GeffrayEnseignante agressée par un élève de 8 ans : la réaction d’Édouard Geffray
- CNSASI harmonisé MDPH
- Mon Parcours HandicapComment s’effectue la scolarisation en établissement médico-social (EMS) ?
- RTLDans l'Essonne, une enseignante porte plainte après son agression par un élève de 8 ans en situation de handicap sévère