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À Brétigny, 24 millions pour supprimer un passage à niveau qui contraint le RER C

Le passage à niveau d’Essonville doit disparaître d’ici 2029. Ce chantier de 24 millions d’euros est nécessaire à l’augmentation de capacité prévue sur le RER C.

Illustration - passage à niveau à Brétigny

Le passage à niveau n°23, au débouché du pont d’Essonville à Brétigny-sur-Orge, doit disparaître. L’enquête publique se déroulera du 21 septembre au 9 octobre avant des travaux prévus à partir de la fin de 2026. L’opération est estimée à 24 millions d’euros, financés à 70 % par la Région Île-de-France et à 30 % par l’État, avec une mise en service du nouvel aménagement prévue en 2029.

À première vue, c’est un chantier de voirie. Le passage à niveau sera remplacé par un pont-rail : les véhicules venant du pont d’Essonville passeront sous la voie ferrée avant de rejoindre la rue Jean-Rongière. Des cheminements accessibles seront aménagés, ainsi qu’un passage souterrain supplémentaire pour les piétons et les cyclistes.

Mais ces quelques centaines de mètres de voirie conditionnent aussi l’exploitation ferroviaire. Plus de 400 trains traversent chaque jour le site de Brétigny : RER C, TER, Intercités et fret. À Brétigny, des RER terminus doivent cohabiter avec des trains plus rapides et du fret, sur une infrastructure dont la configuration limite les manœuvres.

SNCF Réseau prévoit donc de réorganiser environ trois kilomètres de voies, de mieux séparer trains rapides et RER, de faciliter le retournement des rames et de remplacer cinq postes d’aiguillage par un poste informatisé. Avec la suppression du PN23, cet ensemble doit permettre d’augmenter la fréquence du RER C dans le Val d’Orge. Le programme prévoit à terme jusqu’à quatre trains supplémentaires par heure en pointe entre Brétigny et Paris.

Cette hausse de fréquence repose sur l’ensemble de la modernisation du Val d’Orge, estimée à 383 millions d’euros, et non sur le seul chantier du PN23. La suppression du passage à niveau en est toutefois une condition : le maintenir conserverait un point de conflit entre la circulation routière et les mouvements ferroviaires supplémentaires.

Le chantier a aussi imposé de revoir l’organisation des circulations locales. Une première organisation des travaux aurait entraîné jusqu’à un an de fermeture continue du pont d’Essonville. La ville s’y est opposée. La réouverture du pont des Cochets a également été étudiée, mais sa remise en état n’aurait pas été achevée à temps. Le scénario retenu repose plutôt sur des fermetures ponctuelles et des itinéraires de déviation.

Les habitants peuvent consulter le dossier de l’enquête publique et les modalités pour déposer leurs observations jusqu’au 9 octobre.

À Brétigny, l’augmentation de capacité du RER C passe ainsi par un chantier très local : supprimer le passage à niveau, faire passer la route sous les rails et réorganiser les circulations autour du pont d’Essonville.

Sources consultées
  1. SNCF RéseauModernisation ferroviaire du Val d'Orge
  2. SNCF RéseauModernisation ferroviaire du Val d’Orge, compte rendu de la réunion publique du 1er juillet 2026
  3. Préfecture de l’EssonneBrétigny-sur-Orge / Suppression du passage à niveau n°23