
À trois semaines de la rentrée du 1er septembre, le Castor Express n’a pas disparu avec la fin des classes. Le portail du vélobus de Bièvres accepte toujours de nouvelles inscriptions pour ce service destiné aux élèves de CE2, CM1 et CM2. Le Parisien rapporte qu’une phase de test menée en mai et juin a été jugée concluante par la commune.
Le véhicule peut embarquer huit enfants avec un adulte chargé de la conduite. À bord du Woodybus, les passagers ne restent pas assis à attendre l’arrivée : eux aussi pédalent, avec l’aide d’une assistance électrique. « Ils adorent ! », résumait Camille Fenodot, cheffe de projet développement durable à la mairie, à propos des élèves ayant participé au test printanier.
À Bièvres, cette drôle de machine répond à une géographie très précise. La commune cible les Hommeries, la Gare, les Clairs Matins et le Pilariguet, présentés comme les quatre quartiers les plus éloignés des écoles. Le tarif annoncé est de 1 euro par enfant et par trajet. Le pilote suit un itinéraire défini et les familles peuvent choisir le point d’arrêt, signaler les présences ou absences et gérer les autorisations depuis la plateforme dédiée.
Pour quelques familles, le trajet vers l’école peut ainsi devenir un petit ramassage collectif où les enfants participent eux-mêmes au déplacement. Des parents peuvent aussi se proposer comme accompagnateurs. Les familles intéressées peuvent encore inscrire leur enfant sur la plateforme du Castor Express.
L’échelle reste celle d’un petit service : huit places à chaque voyage. Le nombre d’enfants déjà inscrits pour septembre n’est pas publié. Le dispositif est conçu pour relier quelques quartiers excentrés au groupe scolaire.
À la rentrée, son succès se verra donc sans grand indicateur : dans les Hommeries, à la Gare, aux Clairs Matins ou au Pilariguet, il suffira de regarder combien de cartables auront trouvé une place à bord.