
Avant d’accueillir des tortues, des geckos ou des serpents, le futur refuge d’Étampes doit encore venir à bout du lierre, des gravats et des murs à reprendre. Près de l’Île de loisirs, SOS P’tites Bêtes rénove un ancien bâtiment désaffecté pour y installer son lieu d’accueil.
Le chantier a commencé dehors. Les bénévoles ont arraché la végétation, évacué plusieurs bennes de déchets et préparé une haie sèche. Il faudra ensuite nettoyer, peindre et équiper l’intérieur pour y installer les terrariums et les bassins nécessaires aux reptiles, amphibiens et invertébrés recueillis par l’association.
Ce bâtiment marque un changement d’échelle pour un collectif né très jeune. Abel Jeudon avait 12 ans lorsqu’il a fondé SOS P’tites Bêtes avec des amis en 2018. D’abord constituée en Junior Association, la structure est devenue une association loi 1901 en 2025. Elle compte aujourd’hui plus de 90 membres. Les jeunes restent majoritaires, aux côtés d’étudiants vétérinaires, de naturalistes et de personnes formées à la terrariophilie.
SOS P’tites Bêtes recueille, selon ses places disponibles, les animaux de terrarium que leurs propriétaires ne peuvent plus garder. Elle recherche ensuite des adoptants capables de maintenir la température, l’humidité et l’espace adaptés à chaque espèce. Son site recense 359 adoptions depuis sa création.
L’abandon d’un serpent dans son terrarium ou d’une tortue devenue trop encombrante produit rarement les mêmes images que celui d’un chien. Leur prise en charge exige pourtant des températures, une humidité, un espace et des équipements adaptés. Juliette Urso Baiardo, coprésidente de l’association, indique qu’une quarantaine d’animaux sont actuellement pris en charge. Le nouveau lieu doit permettre d’en accueillir davantage, mais aucune date d’ouverture n’est encore annoncée.
Pour l’heure, l’ambition se mesure en brouettes et en mètres de grillage. La liste publiée par l’association comprend deux portails, des plaques d’OSB et de plâtre, du matériel électrique, du ciment, du carrelage et des bassins de plus de 500 litres.
Le chantier se poursuit dimanche 2 août, puis les 8 et 9 août, avec du jardinage, du déblayage, du nettoyage et de la peinture. Les repas sont fournis et il est possible de planter une tente sur place. Les volontaires peuvent remplir le formulaire d’inscription aux chantiers participatifs.
À Étampes, le refuge n’a donc pas encore ses pensionnaires sous un même toit. Ce week-end, il attend surtout des bras, des perceuses et quelques bons balais.