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À Évry, vingt équipements partagés pour la biotech

Genopole finance vingt équipements scientifiques partagés afin de donner aux laboratoires et petites entreprises l’accès à des outils coûteux.

Instruments scientifiques dans un laboratoire biotech

Genopole consacre 800 000 euros au financement de vingt équipements scientifiques à Évry-Courcouronnes. Destinés à des laboratoires, chercheurs, plateformes et entreprises, ils doivent servir à la génomique, à l’imagerie à très haute résolution, à l’analyse cellulaire, à la production d’organoïdes, au contrôle des biomolécules et à la bioproduction. L’enveloppe est apportée par la Région Île-de-France.

Genopole indique avoir reçu dix-sept dossiers : six de laboratoires académiques, trois de chercheurs du programme ATIGE et huit portés par des entreprises biotech ou par la CCI Essonne. Ces achats ne correspondent pas à une découverte achevée. Ils financent les outils nécessaires pour produire des résultats, les vérifier ou transformer une piste en procédé utilisable.

La biotech ne progresse pas seulement avec une molécule prometteuse ou un nouveau procédé. Il faut aussi préparer les échantillons, observer les cellules, répéter les mesures et vérifier que ce qui a été produit correspond bien à ce qui était attendu. Cette chaîne repose sur de nombreux appareils spécialisés. Pour une petite société ou une équipe académique, tous les acheter et les entretenir séparément serait souvent hors de portée.

SATURNE cible précisément ce maillon. Pour l’édition 2025, les équipements admissibles coûtaient entre 5 000 et 80 000 euros TTC. Ils devaient être accessibles à d’autres acteurs du biocluster, avec un responsable qualifié pour les faire fonctionner et un financement de la maintenance garanti pendant au moins cinq ans. Chaque demande devait aussi être soutenue par deux partenaires locaux prêts à utiliser l’appareil.

Le partage n’est donc pas une intention ajoutée après l’achat. Il conditionne la sélection. Un instrument peut être hébergé dans un laboratoire tout en servant à une startup voisine, ou rejoindre une plateforme qui propose déjà expertise, formation et prestations. L’intérêt tient autant à la personne qui maîtrise la machine qu’à la machine elle-même.

Ces achats complètent GateX et Protopia, les plateformes développées pour accompagner le passage de la découverte au produit testable. Elles prennent notamment en charge le passage à des volumes plus importants. SATURNE couvre d’autres étapes du travail expérimental, depuis l’analyse d’une cellule jusqu’au contrôle qualité d’une biomolécule.

Genopole ne publie toutefois ni la liste exacte des vingt équipements, ni leurs bénéficiaires, ni leur état de mise en service. Les informations disponibles permettent donc de mesurer l’effort financier, pas encore le gain expérimental obtenu en 2025.

Ces acquisitions doivent rejoindre un parc qui comptait déjà plus de 650 appareils mutualisés fin 2023. À Évry-Courcouronnes, la capacité biotech repose ainsi sur des instruments disponibles, des spécialistes pour les exploiter et assez d’utilisateurs pour les maintenir en activité.

Sources consultées
  1. GenopoleSATURNE 2025 : 800 000 € pour accélérer l’accès aux technologies de pointe en biotechnologies
  2. GenopoleAAP SATURNE 2025 – Guide du candidat pour les laboratoires académiques
  3. Région Île-de-FranceRapport CP 2025-288 – Subventions 2025 pour le soutien aux équipements scientifiques
  4. GenopoleDes laboratoires parfaitement équipés pour vous aider à la réalisation de vos projets