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À Fleury-Mérogis, le scénario de 529 logements avance à Vernis Soudée

Le conseil municipal poursuit la modification du PLU ouvrant la voie à 529 logements sur la friche Vernis Soudée, entre pollution industrielle et besoins d’équipements.

Friche industrielle aux portes de Fleury-Mérogis

Le changement de maire n’a pas refermé le dossier des 529 logements sur l’ancienne friche Vernis Soudée. Le 1er juillet, le conseil municipal de Fleury-Mérogis a clos la concertation et arrêté, par 22 voix contre 7, le projet de modification simplifiée du plan local d’urbanisme destiné à permettre ce quartier.

Un second vote crée un périmètre dans lequel la commune pourra différer certaines demandes de travaux ou de construction susceptibles de compromettre le projet ou d’en renchérir la réalisation. Ce dispositif ne vaut pas permis de construire.

Le scénario vient de l’ancienne municipalité. En juin 2025, une réunion publique présentait déjà environ 500 logements, une crèche de 20 places, un restaurant, une halle d’activités et une réserve foncière pour une école. Le dossier transmis à l’Autorité environnementale en décembre a depuis précisé l’échelle : 529 logements sur près de cinq hectares, entre le parc de la Greffière et la RD445.

Le PLU modifié autoriserait des immeubles jusqu’à huit étages, contre quatre aujourd’hui, et réserverait au moins 30 % des logements au parc social. Il prévoit également un équipement public et 6 500 m² d’espace vert protégé. L’ensemble pourrait accueillir environ 1 375 habitants, soit l’équivalent de 10 % de la population communale recensée en 2022.

Cette continuité prend un relief particulier après les élections. Selon Le Parisien, Yahaya Soukouna avait défendu pendant la campagne l’idée d’un parc naturel à la place des logements. Le quotidien rapporte désormais que le nouveau maire juge cette option irréalisable sur une propriété privée qu’il faudrait acquérir et dépolluer. Aucune publication municipale n’a encore détaillé cette position.

À Vernis Soudée, les pouvoirs de la commune sont réels mais limités. Elle peut fixer les règles de construction, négocier le contenu du quartier et différer certaines autorisations. Elle ne possède pas le terrain. Le coût d’une acquisition publique et de la transformation du site en parc n’a pas été publié.

La pollution industrielle reste une contrainte centrale. L’ancienne usine fabriquait ou stockait des peintures, des vernis et des solvants. Les études recensent une pollution concentrée au nord sur environ 8 000 m³ de terres, avec des composés volatils et des transferts vers les gaz du sol. Le plan de dépollution n’était pas finalisé lors de l’examen du dossier.

La proximité de la RD445 oblige aussi à mesurer précisément le bruit, la qualité de l’air et les déplacements générés par le quartier. Face aux risques sanitaires et à l’arrivée potentielle de 1 375 habitants, l’Autorité environnementale a imposé une évaluation complète avant l’adoption définitive du PLU modifié.

Réutiliser cette emprise déjà presque entièrement imperméabilisée limite la consommation de nouveaux sols. Y ajouter l’équivalent d’un dixième de la population de Fleury-Mérogis exige cependant davantage qu’une opération immobilière. Le coût, le calendrier et le programme définitif restent inconnus. À côté du parc de la Greffière, la commune doit encore fixer la densité, prévoir les équipements publics et définir les protections nécessaires aux futurs habitants.

Sources consultées
  1. Ville de Fleury-MérogisDélibérations n° 47 et 48 du conseil municipal du 1er juillet 2026
  2. Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-FranceAvis conforme sur la modification simplifiée n° 1 du PLU de Fleury-Mérogis
  3. Ville de Fleury-MérogisFleury ma ville, juillet-août 2025
  4. Le Parisien« On revient à la réalité » : à Fleury-Mérogis, le parc naturel promis sur la friche Vernis Soudée ne verra pas le jour