
Le chiffre pourrait laisser croire à une coupe massive : 1 350 arbres. Il désigne en réalité l’ensemble des sujets malades ou fragilisés concernés par une campagne de travaux le long de la RN20, entre Angerville et Boissy-sous-Saint-Yon.
L’intervention, prévue jusqu’au 14 août, porte sur 27 hectares de boisements. Elle fait suite à un diagnostic phytosanitaire mené en 2025. Selon leur état et leur proximité avec les voies, les arbres pourront être élagués ou abattus.
Sur la RN20, les arbres ne forment pas seulement l’arrière-plan du trajet. Ils font partie des dépendances de la route, au même titre que les talus, les fossés et les accotements. Leur état engage la sécurité des automobilistes et la continuité de la circulation sur un axe qui s’étire sur 50 kilomètres en Essonne et concerne 26 communes.
Le Département prévoit d’utiliser des engins mécanisés afin de raccourcir le chantier et de limiter les perturbations. Aucun calendrier détaillé des interventions ou des éventuelles neutralisations de voies n’est toutefois annoncé.
La méthode retenue ne consiste pas à nettoyer systématiquement les lisières. Certains arbres pouvant servir de refuge à la faune seront conservés lorsque leur état reste compatible avec la sécurité. Une partie du bois retiré rejoindra la filière biomasse ; des troncs, souches et branchages demeureront sur place. La prévention routière s’accompagne d’une gestion plus sélective, dans laquelle un bord de route n’a pas besoin d’être entièrement dégagé pour être entretenu.
Plus au nord, entre la N104 à Linas et la RD97 à Arpajon, 40 arbres, 536 arbustes et 1 870 m² de prairies fleuries doivent également être plantés. Ces plantations ne constituent pas le remplacement direct des 1 350 arbres examinés plus au sud : elles concernent un secteur distinct de la RN20.
Le diagnostic permet d’intervenir avant une chute ou une fermeture d’urgence. Le Département ne publie pour l’instant ni le coût de cette première campagne ni le nombre d’abattages prévus.
D’ici au 14 août, les lisières entre Angerville et Boissy-sous-Saint-Yon auront changé de visage. Certains arbres auront disparu, d’autres seront restés debout, et une partie du bois poursuivra sa décomposition au bord de la RN20.